Joindre l’utile et la passion

Joindre l’utile et la passion
Sonya Therrien et Anita Laplante dans le local de l'école de couture au Centre de formation Le Tremplin

THETFORD. Une école de couture s’est récemment installée au Centre de formation Le Tremplin. Pour Sonya Therrien, la responsable de ce projet, cette école est avant tout un moyen de transmettre sa passion à une génération qui a perdu le chemin de la machine à coudre.

«Les vêtements sont devenus tellement dispendieux. Je me disais que les prix des beaux vêtements de qualité n’ont plus de bons sens et que je pouvais faire le même type de produit en seulement une heure. L’idée de l’école de couture a donc commencé à germer dans ma tête. C’est peut-être utopique, mais mon but est que les gens se remettent à la couture», raconte celle qui a appris à coudre de son propre chef à 17 ans avant de joindre une école à Québec cinq ans plus tard.

Mme Therrien n’avait jamais osé foncer puisqu’elle se disait qu’elle ne possédait pas l’équipement nécessaire, notamment les machines à coudre. Lorsqu’elle est revenue à Thetford Mines après un exil de 25 ans dans la région de Montréal, elle a commencé à mettre son projet en branle.

«Je suis allée rencontrer Manon Breton à la Société de développement économique. Quand je lui ai présenté mon idée, elle a tout de suite été emballée. Elle m’a beaucoup aidée mettre le projet sur pied. Elle a réussi à mettre toute en place et à me guider sur la marche à suivre.»

Un trésor découvert

Sonya Therrien est d’abord allée s’informer au Centre de formation Le Tremplin (CFP) pour la disponibilité d’un local. On lui en a très vite proposé un qui contenait plus d’une dizaine de machines à coudre. «Le Centre L’Escale avait déjà offert des cours par le passé et les machines avaient été abandonnées depuis. C’était comme découvrir un trésor. J’étais tellement contente!»

Après une rencontre avec le directeur de L’Escale pour lui présenter le plan de cours, Mme Therrien a eu la permission de garder les machines à coudre pour son cours puisque leur réparation aurait été une entreprise trop coûteuse et trop lourde pour le centre. «J’ai ensuite fait une étude de marché pour voir si ça intéresserait la population. La réponse a été très bonne et ma surprise a été que des personnes toutes aussi différentes les unes que les autres ont décidé de s’inscrire», explique celle qui est aidée par Anita Laplante, couturière et ancienne conseillère pédagogique.

Par ailleurs, après quelques décennies à accumuler les tissus, elle en possède une grande quantité. Elle peut donc maintenant en faire profiter ses étudiants et la population en général. «Il n’y a pas d’endroit à Thetford Mines où les gens peuvent aller pour en acheter. Je peux donc leur en fournir et moi ça me permet de vendre mes tissus.»

Le premier groupe «expérimental» de quatre élèves est présentement au milieu de la première session, mais Mme Therrien espère qu’il soit plus important après les fêtes. Cette dernière est très ouverte quant à l’horaire. «Ça va dépendre de la disponibilité des gens. Je vais y aller selon la demande. Il n’y a pas de problème avec ça.»

À long terme, Sonya Therrien aimerait bien donner des cliniques rapides de couture sur des items particuliers dans des écoles ou des centres communautaires de la région. «Je veux vraiment partager ma passion avec les gens et ce qui est le plus formidable est que cette passion est un bon atout à posséder dans la vie.»

L’École de couture Sonya Therrien accepte les inscriptions pour la prochaine session. Il est possible de la rejoindre par courriel au sonyatherrien.50@gmail.com.

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