La communauté au cœur de l’apprentissage

La communauté au cœur de l’apprentissage
Michelle Mathieu

L’école primaire St-Patrick et l’école secondaire A.S. Johnson ont récemment mis en place une nouvelle approche scolaire. L’institution d’enseignement située sur la rue Mooney Ouest souhaite notamment devenir le cœur de la communauté d’expression anglaise.

«Le nombre d’anglophones diminue d’année en année et les institutions qui sont là pour les supporter disparaissent aussi. Il n’y a plus d’église et les associations locales ont de moins en moins de membres. Notre but est que ces gens sentent qu’ils ont encore leur place et un endroit où se rencontrer pour partager», a raconté le directeur de A.S. Johnson, Stephen Renaud, lors de l’annonce du lancement de la nouvelle approche scolaire.

Les deux écoles font partie, depuis avril dernier, du réseau LEARN et forment ainsi un centre scolaire communautaire (CSC). Le réseau comprend environ 80 établissements scolaires au Québec.

«Ces écoles supportent le développement global des étudiants et des membres de la communauté, a expliqué la nouvelle coordonnatrice du CSC à Thetford Mines, Michelle Mathieu. Les centres scolaires communautaires créent et assurent le maintien d’un pont entre l’école et le reste de la population. Nous offrons un éventail de services et activités dans le but de répondre aux besoins des étudiants, de leurs familles et du reste de la communauté.»

Projets à venir

En devenant un CSC, les écoles St-Patrick et A.S. Johnson permettront d’offrir au besoin des locaux pour diverses activités et rassemblements. «C’est un signal à la communauté anglophone, et aussi à la communauté francophone, qu’on se donne comme mission d’ouvrir nos portes après les heures d’école», a précisé M. Renaud.

Quelques activités ont déjà commencé pour les élèves, notamment de la gymnastique, du cheerleading, des cours d’espagnol, ainsi que des cours de cuisine.

«Nous allons aussi bientôt offrir des cours d’initiation à l’iPad et autres nouvelles technologies aux aînés. C’est un besoin qui avait été identifié par notre partenaire, la Corporation de développement de la communauté d’expression anglaise de Mégantic (MCDC). Pour l’instant, nous nous sommes seulement concentrés sur des petites activités à l’intérieur de nos murs, mais nous avons beaucoup de possibilités pour l’avenir», a ajouté le directeur.

De plus, même si l’objectif est de devenir un point de rassemblement pour la population anglophone, les écoles souhaitent aussi engager le reste de la population. «Nous voulons aussi que le partenariat se fasse avec des institutions francophones. Comme le réseau dont nous faisons partie vise l’apprentissage grâce à l’implication de la communauté. Par exemple, nous pourrions faire quelque chose avec Récupération Frontenac dans le cadre d’un cours sur l’environnement et l’écologie», a souligné M. Renaud.

«Ce qui est particulier de chaque école CSC est qu’elle est unique et elle s’adapte à la communauté desservie», a conclu Mme Mathieu.

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