La saison des fraises s’annonce excellente

La saison des fraises s’annonce excellente
Yvan et Lynda Huard

PRODUCTION. Qui dit Saint-Jean-Baptiste, dit évidement que la saison des fraises commence. Celle de cette année promet d’être excellente en Chaudière-Appalaches. 

C’est du moins ce qu’annonce Christian Lacroix, agronome au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) lors d’un point de presse de l’Union des producteurs agricoles (UPA) au Kiosque des Grands Jardins de Saint-Gilles en compagnie de producteurs de ce fruit, vraisemblablement le plus aimé dans la région.

«L’hiver a été très froid, mais on n’a pas été dans les extrêmes. Quand il a fait froid, il y avait une couverture de neige», a révélé l’agronome pour expliquer que les plantations avaient été protégées. Il ajoute qu’il n’y a pas eu de redoux au milieu de l’hiver, ce qui a permis de maintenir ce couvert de neige en tout temps.

L’intervenant a fait valoir que la production de framboise devrait aussi être bonne puisque le plant a été assez résistant pour passer à travers les températures froides. L’autocueillette dans ce secteur agricole devrait commencer vers la mi-juillet.

Une région marquée par l’autocueillette

«C’est assez spécifique à Chaudière-Appalaches qu’il y ait autant de producteurs ouverts à l’autocueillette. Ça montre que c’est encore très populaire dans la région», a fait remarquer l’agronome du MAPAQ.

Ce dernier a fait savoir que sur les quelque 60 producteurs familiaux de la région, plus de 50 ouvrent leurs champs à ceux qui sont prêts à se pencher pour cueillir les petits fruits. Cela fait dire à Sarah Lepage, conseillère en développement régional au MAPAQ, qu’il y a toujours une exploitation agricole de ce genre près de chaque village.

Cette «tradition» est tellement forte qu’elle permet de faire vivre des producteurs comme Yvan Huard de Saint-Joseph-de-Beauce ou Régis Pelletier de Saint-Gilles, des dires de ceux-ci.

Le bleuet a eu froid

Si la saison des fraises s’annonce très bonne, il en va autrement de celle des bleuets qui devrait être moyenne, reconnaît Christian Lacroix.

Ce dernier a repris son explication précédente pour démontrer que les bourgeons à fruit situés dans le haut des plants ont souffert du froid. «Les plants sont très vivants, mais les bourgeons sont plus sensibles au gel», répète-t-il.

Selon lui, sans être une situation «catastrophique», il faudra faire vite dès le début du mois d’août pour se procurer des bleuets et il faudra se pencher davantage vers le bas du plant pour en trouver.

Près de la moitié des 70 producteurs de Chaudière-Appalaches de ce petit fruit bleu ouvrent à l’autocueillette. 

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