La Ville de Thetford Mines est inquiète des répercussions

La Ville de Thetford Mines est inquiète des répercussions

La région de Thetford demande d'être traitée équitablement.

La Ville de Thetford Mines se dit fort inquiète du projet de loi déposé à la Chambre des communes à Ottawa visant le bannissement complet de l’amiante et de tous les produits qui en contiennent. Elle invite d’ailleurs le Nouveau Parti démocratique (NPD) à se rétracter sur cette question.

«Notre ville est issue du labeur des mineurs de l’industrie de l’amiante, et le passage de l’exploitation minière chez nous laisse des traces avec, entre autres, l’accumulation de plusieurs centaines de millions de tonnes de résidus miniers. Un tel projet de bannissement de l’amiante sous toutes ses formes affecterait non seulement le potentiel industriel de nos haldes minières qui, outre l’amiante, contiennent du magnésium, du chrome, du nickel et du platine, mais entraînerait des répercussions directes sur les emplois qui en découlent ou en découleront», souligne le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau.

Ce dernier précise qu’il n’est plus question de réouverture des mines, mais bien de projets de valorisation de ces résidus miniers. «L’impact serait majeur sur la valeur des propriétés minières qui sont les plus grands propriétaires fonciers de notre territoire. Cela occasionnerait certes une baisse importante des revenus de taxes pour la Ville», ajoute-t-il.

Selon lui, cette offensive du NPD frappe la Ville de plein fouet. «Nous connaissons le sujet mieux que quiconque. Nous savons comment interagir avec la présence d’amiante et nous sommes tout à fait conscients que tout risque nécessite les mesures de sécurité appropriées, ni plus, ni moins. Il reste que la gestion de l’amiante sur notre territoire entraîne des dépenses considérables. La décision de mettre fin à cette industrie nous a causé des torts et des ennuis économiques majeurs. Le gouvernement fédéral a fait un bon pas avec l’octroi d’un fonds de 50 millions de dollars pour aider notre région et celle d’Asbestos à se relever. Cependant, tout démontre aujourd’hui que ce montant n’est pas suffisant. Le fonds sera bientôt épuisé et plusieurs projets ne pourront en bénéficier. Heureusement, nous pouvons compter sur le dynamisme de la région. Mais il devient de plus en plus évident que les deux paliers de gouvernement devront en faire plus pour soutenir notre économie», mentionne M. Brousseau.

Il faut se rappeler que les normes de sécurité entourant la présence d’amiante se sont resserrées au cours des dernières années et que plusieurs mesures sont présentement appliquées pour assurer la santé des travailleurs. 

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