L’agriculteur Jean-Martin Fortier attire les foules à Adstock

L’agriculteur Jean-Martin Fortier attire les foules à Adstock
Plus de 175 personnes ont répondu à l'invitation. (Photo : Gracieuseté)

Le Comité de développement agroalimentaire des Appalaches (CDAA) s’est associé dernièrement à Jean-Martin Fortier de la ferme des Quatre-temps pour offrir une conférence sur l’agriculture biologique intensive.

La conférence de ce dernier a remporté un vif succès et c’est devant un groupe de plus de 175 personnes passionnées qu’il a présenté son modèle d’agriculture bio-intensive. Les gens présents provenaient de toutes les régions du Québec, de Montmagny à Montréal.

La foule était composée autant de jeunes intéressés à s’établir en agriculture que de personnes de tous âges désirant mener un projet répondant à leurs aspirations. L’attraction générée par cette conférence n’est pas sans donner une belle visibilité aux opportunités offertes dans la région. D’ailleurs, Meggie Canuel-Caron, chargée de projet pour le CDAA, a profité de l’occasion pour présenter les diverses opportunités d’établissement dans la MRC comme l’incubateur agroalimentaire, le projet de semences biologiques, le futur centre de transformation et la banque de terre «Arterre» qui sera lancée à l’automne.

Depuis la publication de son livre en 2012, intitulé «Le jardinier-maraîcher, manuel d’agriculture biologique sur petite surface», Jean-Martin Fortier ne cesse de présenter son modèle partout au Québec et ailleurs dans le monde. L’engouement pour l’agriculture biologique intensive ne se dément pas et de plus en plus de gens veulent emprunter cette voie.

Déjà sur la ferme qu’il a implantée à St-Armand et tout récemment sur la Ferme des Quatre-temps qu’il supervise à Hemmingford, M. Fortier expérimente et documente le modèle qu’il préconise. Il en fait la promotion autant par ses écrits, ses conférences que son émission de télé «Les fermiers» diffusée sur la chaîne Unis TV. Cette ferme biologique et expérimentale, propriété d’André Desmarais, a pour but de mettre au point un modèle de petite ferme qui permettrait à un producteur de tirer un revenu de 100 000 $ par an et d’attirer ainsi suffisamment de monde vers un retour à la terre.

Voilà ce que Jean-Martin Fortier est venu proposer aux personnes présentes. Il a rappelé qu’il n’est pas nécessaire d’être une grosse entreprise pour être rentable et qu’une famille peut très bien en vivre. Ce modèle est en voie de révolutionner le monde de l’agriculture au Québec en le rendant accessible à tout le monde grâce à de petites fermes biologiques qui reprennent des pratiques agricoles traditionnelles basées sur des façons de faire rentables, avec peu d’investissement, peu de terre et pas beaucoup d’équipement.

Installé dans le secteur Sacré-Cœur-de-Marie dans la municipalité d’Adstock, l’incubateur agroalimentaire des Appalaches veut emprunter ce modèle et répondre aux besoins des aspirants agriculteurs en leur offrant une parcelle, des serres et des équipements pour développer leur projet d’affaires sans prendre de risques les premières années. Les incubés peuvent ainsi expérimenter leur projet d’affaires pendant une durée de trois à cinq ans et s’établir plus formellement par la suite.

«L’établissement de petites fermes partout dans notre MRC enrichira autant notre économie, que notre environnement et notre santé. De plus, nos villages ont un urgent besoin de redynamiser leur campagne et c’est justement ce que leur apporteront ces nouveaux agriculteurs en venant s’installer ici», a souligné Michel Nadeau, président du CDAA.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires