Le CISSS Chaudière-Appalaches souhaite devenir un CIUSSS

Éric Gourde
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Le CISSS Chaudière-Appalaches souhaite devenir un CIUSSS
La présidente du conseil d'administration, Brigitte Busque, et le PDG du CISSS de Chaudière-Appalaches, Patrick Simard (Photo : Beauce Média - Éric Gourde)

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches souhaite ajouter un volet universitaire à sa dénomination et devenir un CIUSSS à brève échéance.

Lors de son plus récent conseil d’administration, l’organisation a déposé une demande de délivrance de lettres patentes supplémentaires dans ce sens. Selon le président-directeur général (PDG) du CISSS, Patrick Simard, la loi prévoit qu’un établissement qui exploite un programme complet de premier cycle en médecine puisse porter l’appellation de CIUSSS. » Comme nous avons récemment ouvert notre pavillon de médecine à l’Hôtel-Dieu de Lévis, qui permet la délocalisation du premier cycle en médecine de l’Université Laval vers notre établissement, nous répondons aux critères de la loi. Il y a actuellement 18 étudiants et d’autres s’ajouteront au cours des trois prochaines années. «

Il insiste pour dire que la démarche n’impliquera pas nécessairement l’ajout d’une structure additionnelle. » Dans ce cas-ci, pas vraiment. Ça n’amène pas d’office des allocations additionnelles ou des investissements. Ça donne un rayonnement. On continue nos démarches de reconnaissance pour se qualifier comme centre universitaire, mais on doit répondre à certains critères et celui qui nous manque, c’est la reconnaissance d’un centre de recherche reconnu. Nous sommes en révision de ces critères de désignation. «

Il se fait déjà de la recherche au CISSS de Chaudière-Appalaches, insiste M. Simard. » On pense que l’on répond aux critères à ce niveau. Ce qu’il nous manque, c’est la reconnaissance du centre de recherche de l’organisme qui lui, n’en accrédite plus. Nous sommes pris un peu dans cet élément-là pour lequel nous sommes en attente. Ce volet amènerait davantage de fonds et de possibilités, à tout le moins, au niveau de la recherche. «

Dans les propos de M. Simard, il est facile de distinguer que l’établissement de santé vise plus haut. » Pour le moment, il n’y aurait pas d’ajout de personnels ou de ressources, on garde les mêmes choses. On porterait le nom pour que ça reflète ce que l’on fait, notre mission, en accueillant des étudiants en médecine, mais on espère aller ailleurs aussi. On fait de belles choses avec un nombre limité de personnes qui sont engagées dans cette mission. «

UNE STRUCTURE IMPOSANTE

Alors que le système de santé, et surtout sa structure, fait régulièrement l’objet de critiques, M. Simard estime que le CISSS de Chaudière-Appalaches n’a pas un organigramme aussi imposant que d’autres régions du Québec. » Nous avons gardé notre structure relativement basse depuis la création du CISSS. Nous avions fait des coupures importantes au niveau du personnel d’encadrement à sa création, plus importante que dans d’autres régions. On remet actuellement certaines fonctions, mais pour se ramener davantage dans la proximité, pour se rapprocher des installations et être plus près de la gestion et mieux évaluer. Être un employeur de choix veut aussi dire de se doter de davantage de ressources en proximité. «

Il y a des éléments beaucoup plus bureaucratiques dans notre système, nous sommes régies par une loi sur la santé et les services sociaux qui date de nombreuses années et qui pourrait être allégée. Le ministre parle de refondation, alors j’entends que l’on souhaite donner plus de pouvoirs localement.

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