Le musée rappelle qu’il est responsable du projet KB3

Le musée rappelle qu’il est responsable du projet KB3

La maquette du projet du Centre historique de la mine King.

À la suite de la circulation d’informations concernant la responsabilité de la Ville de Thetford Mines dans le projet du Centre historique de la mine King (KB3), le Musée minéralogique et minier a tenu à rappeler qu’il « est seul le responsable du dossier ».

Selon le président du musée, Yvan Faucher, certains candidats aux élections municipales ou des membres de leur organisation électorale affirment à tort que la Ville est responsable du projet. « C’est le musée qui a conclu les diverses ententes requises pour la mise en place du projet », fait-il remarquer par voie de communiqué.

M. Faucher reconnait néanmoins que la Ville de Thetford Mines a toujours été un partenaire de premier ordre et que sa collaboration est essentielle à la réalisation du projet.

Un entretien avec le directeur général de la Ville, René Soucy, a permis de confirmer les propos du président du musée et même d’aller plus loin. « La Ville a d’abord dû cautionner le projet pour donner son appui au musée et le soutenir dans la réalisation de la démarche », précise-t-il d’entrée de jeu. 

M. Soucy a également mentionné que la Ville a aussi dû donner un engagement écrit au musée pour lui garantir une contribution financière permettant de couvrir les frais d’opération annuels. Les sommes affectées seraient alors nécessaires à la viabilité et au bon fonctionnement de l’attrait.

 

Le dernier mot au conseil

Le prochain conseil municipal pourrait par contre se rétracter. « Si la Ville retirait sa caution, il y aurait des conséquences. Premièrement, la subvention du gouvernement du Québec s’éteindrait », poursuit M. Soucy en rappelant que ce changement de cap serait mal vu en regard de la continuité administrative puisque le processus est en cours depuis longtemps et que les dépenses mentionnées plus haut sont déjà engagées.

En ce sens, la Ville n’est pas porteuse du projet, mais un partenaire indispensable. En effet, le musée ne pourrait pas mener à lui seul ce projet récréotouristique, advenant le cas où le prochain conseil renverserait la vapeur. Sa réalisation dépend donc de l’assentiment des élus.  

Le directeur du musée, François Cinq-Mars, en est conscient et compte bien entendu sur le maintien d’une position favorable. « Nous sommes un organisme à but non lucratif et nous n’avons pas la capacité d’assumer le financement initialement prévu par la Ville », laisse-t-il entendre.

Quant au cheminement de cette subvention, M. Soucy indique que les sommes sont réservées, mais qu’elles n’ont pas encore été libérées par les autorités. Rien n’est donc confirmé pour l’instant.

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