Des mesures pour soutenir la persévérance scolaire

Des mesures pour soutenir la persévérance scolaire
La Commission scolaire des Appalaches adhère aux programmes «Partir du bon pied» et «Coup de pouce». (Photo : Courrier Frontenac - Archives)

Désireuse d’offrir encore plus de chance de réussite à ses élèves, la Commission scolaire des Appalaches (CSA) investit une somme de 740 320 $ destinée aux interventions auprès des jeunes de niveau préscolaire et du primaire.

Profitant d’une subvention issue d’une enveloppe globale de 86 millions $ du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour l’ensemble des écoles du Québec et visant le soutien à la persévérance, la CSA entend profiter de ce montant pour accroître les mesures d’appui à ses élèves.

C’est ainsi qu’elle adhère au programme «Partir du bon pied» pour les jeunes de niveau préscolaire et de la première année du primaire, de même qu’au programme «Coup de pouce» qui s’adresse aux élèves de la 2e à la 6e année du primaire.

Pour la directrice du Service éducatif de la CSA, Sonia Roberge, ces mesures visent une intervention précoce pour dépister les difficultés émergentes et pour fournir le soutien nécessaire dès le début de la scolarisation. «Le programme destiné aux plus jeunes permet l’embauche d’une ressource de soutien afin d’appuyer l’enseignant dans ses interventions auprès de ses élèves. Le travail de cette personne s’oriente vers des activités visant le développement de la motricité fine, les habiletés sociales, l’éveil à la lecture et à l’apprentissage».

Les bienfaits d’une telle mesure se font déjà sentir comme l’indique Isabelle Grégoire, enseignante à l’École St-Louis. «La présence d’une aide-enseignante nous permet notamment de réaliser des activités en répartissant les élèves selon leurs forces. De cette façon, nous pouvons faire profiter autant les élèves qui nécessitent plus d’aide que les plus doués. C’est un enrichissement pour tout le monde puisque nous pouvons ainsi mieux supporter chacun des élèves».

Tout en reconnaissant que cela exige une grande concertation entre les enseignants, Mme Grégoire affirme que les bienfaits récoltés en valent la peine.

Quant au programme «Coup de pouce», ses bénéfices sont également mesurables de l’aveu même du directeur de l’École Paul VI, Denis Grondin. «Nous avons pu embaucher une ergothérapeute qui vient en classe et qui aide notamment les élèves ayant des difficultés au niveau de la motricité fine. Elle travaille avec les enfants afin qu’ils s’approprient leur corps à travers divers jeux. Sa présence permet aussi de fournir quelques trucs aux enseignants, ce qu’ils doivent observer et quelques exercices à donner aux élèves. Les retombées de sa présence, liée au programme, sont donc fort positives», de conclure M. Grondin.

Des actions au secondaire

La clientèle du secondaire n’est pas en reste puisque les trois polyvalentes du territoire bénéficient d’une subvention de 33 120 $ chacune pour la mise en place d’efforts afin de prévenir le décrochage, l’intimidation et la toxicomanie. Le programme «Accroche-toi au secondaire» assure ainsi la présence d’une ressource afin de tisser des liens et intervenir auprès des élèves susceptibles d’être confrontés à l’une ou l’autre de ces situations.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires