Un Plan de soutien aux investissements en agriculture à la hausse

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Par Eric Gourde
Un Plan de soutien aux investissements en agriculture à la hausse
Le député Norbert Morin accompagné de représentants de la famille Dion, soit Luc, son fils Marc-Olivier et son père Lionel. (Photo : La Voix du Sud – Éric Gourde)

Un budget supplémentaire de 100 millions de dollars sur cinq ans a été ajouté au Plan de soutien aux investissements en matière de bien-être animal et d’efficacité énergétique dans le plus récent budget provincial.

Comme cette somme s’additionne aux 95 millions de dollars annoncés l’an dernier, les entrepreneurs agricoles du Québec pourront maintenant compter sur un fonds de 195 millions de dollars sur six ans pour soutenir leurs investissements.

L’annonce a été faite à la ferme L. Dion et fils d’Honfleur dans Bellechasse par le député de Côte-du-Sud et responsable du caucus rural au Parti Libéral, Norbert Morin, en présence de plusieurs intervenants du monde agricole de la région.

Concrètement, le Plan appuie les entreprises agricoles de tous les secteurs qui désirent adapter leurs installations d’élevage ou de culture aux nouvelles exigences relatives au bien-être animal ou qui désirent accroître l’efficacité énergétique de leur système de production. Il a été conçu dans un contexte où les entreprises agricoles doivent répondre aux attentes de plus en plus élevées des consommateurs et des marchés en regard de la santé et du bien-être des animaux d’élevage et en matière de développement durable.

À ce jour, le MAPAQ a reçu plus de 3 200 demandes, dont 761 provenant d’entreprises agricoles de Chaudière-Appalaches. À l’échelle de la province, 49 % d’entre-elles proviennent du secteur de la production laitière, 19 % du secteur porcin, 11 % du secteur des animaux de boucherie, 13 % du secteur des productions végétales et 8 % d’autres secteurs de production animale.

Norbert Morin indique que les possibilités sont nombreuses pour les entrepreneurs, particulièrement celles et ceux qui visent les marchés extérieurs. «Les pays étrangers regardent ce genre de choses quand vient le temps d’accepter ou non des produits.» En efficacité énergétique, les marchés acéricoles et les entreprises souhaitant améliorer leur ventilation peuvent être de bons exemples selon lui.

Hôte de l’activité de presse puisque son entreprise procède actuellement à des investissements importants, Le maire d’Honfleur, Luc Dion, évalue à 650 000 $, la modernisation de son entreprise qui bénéficiera d’une aide maximale de 50 000 $. «Nous sommes en rénovation majeure à l’intérieur du bâtiment. Nous avons robotisé notre système de traite et nous nous mettons aux normes en matière de santé animale. Nous passons d’un modèle de stabulation entravée à la stabulation libre.»

M. Morin précise que la subvention gouvernementale est conditionnelle à ce que le demandeur investisse un minimum de 20 000 $. L’aide peut atteindre jusqu’à 40 % des dépenses admissibles, jusqu’à concurrence de 50 000 $ ou 100 000 $, selon nature du projet.

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