L’ACEF-ABE revendique la mise en place d’un code du logement provincial

L’ACEF-ABE revendique la mise en place d’un code du logement provincial
Le directeur de l'ACEF-ABE, François Décary (Photo : Courrier Frontenac - Claudia Fortier)

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), dont l’ACEF-ABE est membre, joint la Marche de villes en villages pour le droit au logement organisée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) pour réclamer un code du logement provincial.

Afin de lutter efficacement contre les conditions insalubres des logements, les deux regroupements et leurs membres pressent le prochain gouvernement à doter la province d’une législation qui protègera la santé et la sécurité des locataires. «Encore trop de locataires vivent dans des conditions de logement inacceptables. Vivre dans un logement salubre ne devrait pas être un luxe, mais un droit», affirme le porte-parole du RCLALQ, Maxime Roy-Allard.

À ce jour au Québec, seule une poignée de Municipalités sont dotées d’une règlementation sur la salubrité des logements. Alors que les marcheurs et marcheuses partis d’Ottawa le 2 septembre ont parcouru la moitié de leur itinéraire en direction de Québec, la grande marche De villes en villages pour le droit au logement s’est arrêtée à Sorel-Tracy.

La marche, à laquelle participent à relai plus de 200 personnes différentes, dont une vingtaine effectuent l’entièreté des 550 km, vise à réclamer des engagements ambitieux de la part des gouvernements afin qu’ils mettent un terme aux graves problèmes de logement qui perdurent dans les différentes régions du Québec.

Le directeur de l’ACEF-ABE, François Décary, était présent lors de cet arrêt pour décrire le travail que fait son organisation auprès des maires des grandes municipalités et des MRC. Il y expliquera pourquoi notamment les villes de Thetford Mines et Saint-Georges devraient se doter de code de logement. «C’est une solution pragmatique proposée ici. L’état de certains logements dans la région affecte directement la qualité de vie et la santé des citoyens, il faut changer cela pour le bien des locataires, mais aussi pour la revitalisation de nos milieux.»

Il faut savoir que pour les locataires de ces villes avec des mauvaises conditions de logement, nul d’autres choix que de se tourner vers la Régie du logement alors que les délais pour obtenir une audience sont très longs. Afin de protéger l’ensemble des locataires du Québec et d’uniformiser les règles, il est urgent d’instaurer un code du logement provincial définissant les normes suffisantes quant à la salubrité, la sécurité et l’entretien des logements.

Les deux regroupements au niveau provincial, et l’ACEF-ABE au niveau de sa région d’intervention, demandent également que soit bonifier et accéléré les projets d’investissement en logement social. «Il faut augmenter les investissements dans des projets d’achat et de rénovation d’immeubles existants pour en faire des logements sociaux», réclame Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

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