Des solutions concrètes au système d’éducation à deux vitesses

Communiqué

Des solutions concrètes au système d’éducation à deux vitesses
La candidate Christine Gilbert s'inquiète des iniquités grandissantes dans le réseau public. (Photo : Gracieuseté)

Étant à l’écoute des familles de la circonscription de Lotbinière-Frontenac, la candidate solidaire Christine Gilbert constate les grandes inégalités des ménages face au système d’éducation public.

Elle est préoccupée par l’angoisse financière que vivent les parents devant les dépenses et les frais encourus en cette période de rentrée scolaire, entre autres pour les élèves inscrits à des programmes spécialisés qu’ils soient sportif, culturel ou d’éducation internationale. Ceux-ci nécessitent en effet des dépenses supplémentaires de centaines de dollars.

Pour Mireille, il est très difficile, voire impossible d’inscrire son enfant Maripier à l’un de ces programmes. Cette dernière fait son entrée au secondaire cette année. L’adolescente aurait aimé étudier dans le programme de cirque à la Polyvalente de Disraeli, mais il en coûte 350$. Un montant de 250 $ en frais de transport devrait s’ajouter à cela puisque que sa famille ne vit pas sur le territoire desservi par l’établissement. « Avoir eu les sous, j’aurais aimé ça qu’elle y aille. On veut ce qu’il y a de mieux pour nos enfants, les pousser et qu’ils participent aux activités parascolaires, mais à ce prix-là, on ne peut juste pas. La rentrée scolaire de Maripier me coûte pas loin de 250$, on ajoute à cela environ 100$ pour le matériel scolaire, sans compter sac à dos, étuis à crayons… et nous, on a cinq enfants à équiper comme ça. »

Le ministère de l’Éducation applique un crédit de 200$ par élève sur tous les programmes spécialisés, mais Christine Gilbert souligne que pour plusieurs familles c’est bien peu dans le cadre de programmes pouvant parfois coûter plusieurs centaines, voire dans les milliers de dollars pour certains programmes sportifs.

La candidate solidaire s’inquiète des iniquités grandissantes dans le réseau public. « Au Québec, on a le système d’éducation le plus inégalitaire au Canada. Les chances d’aller au Cégep pour un élève de classe régulière sont de 50%, alors qu’elles sont de 92% pour ceux issus d’un programme sélectif. Québec solidaire souhaite instaurer l’accessibilité universelle en éducation et s’engage à bannir la sélection en fonction des résultats académiques et les moyens financiers pour que tous les enfants puissent participer au programme de leur choix. »

Par ailleurs, la candidate solidaire souligne que les programmes d’éducation doivent favoriser la réussite scolaire grâce à la mobilisation des intérêts et des passions des enfants, mais que malheureusement, ils sont rarement accessibles pour les élèves issus de familles à revenu modique ou qui présentent un risque de décrochage.

Dans sa plateforme, Québec solidaire s’engage à éliminer tous les frais scolaires facturés aux préscolaire, primaire, secondaire ainsi qu’à la formation des adultes et professionnelle.

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