Les candidats interpellés sur la disparition presque totale du doré jaune au Grand lac Saint-François

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Par Jean-Hugo Savard
Les candidats interpellés sur la disparition presque totale du doré jaune au Grand lac Saint-François
Le président de l'APPGLSF, Michel Fournier (Photo : Gracieuseté)

L’Association pour la protection du Grand lac Saint-François (APPGLSF) interpelle les différents candidats dans Lotbinière-Frontenac et Mégantic afin de leur partager ses préoccupations entourant l’importante diminution du doré jaune.

Son président, Michel Fournier, estime qu’il n’est pas normal qu’une espèce de poisson disparaisse d’un lac, en moins de 30 ans, comme c’est le cas actuellement. Il soutient que l’APPGLSF entretient depuis plusieurs années des communications avec les minières de l’Environnement et de la Faune à ce sujet et souhaite que les candidat(e)s à l’élection du 3 octobre assurent un suivi serré de ce dossier afin que les meilleures décisions soient prises par les autorités politiques, et ce, dans le but de corriger des décisions qui ont été prises il y a plus de 30 ans et dont les répercussions ont été désastreuses pour le doré du Grand lac Saint-François.

Rappelons qu’en juin dernier, son association avançait l’urgence d’agir pour éviter l’extinction de l’espèce. D’après M. Fournier, le troisième plus grand lac du Québec au sud du fleuve Saint-Laurent a perdu 90 % de sa population de doré jaune. Pour lui, l’hypothèse de cette importante diminution est liée avec la mise en place par le gouvernement du Québec du programme de traitement des eaux usées dans les années 1990. 

Les municipalités de Saint-Romain, Stornoway et Nantes ont opté pour le même système, soit au moyen d’étangs non aérés à vidange périodique. « Les étangs non aérés sont vidangés une fois par année au printemps après la fonte des glaces. Cela est fait en prenant certaines précautions d’usage par l’utilisation de divers produits. La rivière Felton est la dernière qui reçoit ces rejets, mais c’est à cet endroit que les dorés vont pour se reproduire. Il s’agit d’ailleurs de l’une des principales frayères. Les pauvres poissons y retournent en même temps que la vidange des étangs », avait-il expliqué lors d’une entrevue avec le Courrier Frontenac. 

Michel Fournier n’avait toutefois pas blâmé les municipalités d’avoir choisi cette technologie il y a 30 ans. « Nous sommes en 2022. Il y en a une vingtaine au Québec qui utilisent encore des étangs d’épuration non aérés. L’alternative serait l’aménagement d’un étang aéré comme c’est le cas à Lambton, par exemple. »

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