Isabelle Lecours fière de son bilan après un premier mandat

Isabelle Lecours fière de son bilan après un premier mandat
La députée de Lotbinière-Frontenac dresse un bilan positif de son premier mandat. (Photo : Courrier Frontenac - Claudia Fortier)

Élue députée de Lotbinière-Frontenac en 2018, Isabelle Lecours se dit satisfaite du travail accompli au cours de ce premier mandat. En entrevue avec le Courrier Frontenac dans le cadre de son bilan, elle a souligné les investissements de plus de 345 millions $ annoncés dans la circonscription.

Évidemment, deux de ces quatre années ont été marquées par la pandémie de COVID-19, une période qu’elle a qualifiée de difficile. Elle est toutefois heureuse de tout ce qui a pu être réalisé. « Je pense que j’en ai fait plus que j’avais espéré. Durant la campagne, j’avais pris des engagements et dès la première année, je les avais pas mal tous accomplis. »

Parmi les projets les plus importants pour la MRC des Appalaches, elle a mentionné la confirmation du développement du Domaine Escapad au pied du mont Adstock, la modernisation de l’urgence de l’hôpital de Thetford, la construction de la maison des aînés dans le secteur Black Lake ainsi que le nouveau CLSC de Thetford qui sera érigé au coin des rues Notre-Dame et Pie-XI. 

Le Cégep de Thetford sort grand gagnant selon la députée. L’octroi d’une aide financière pour la construction du complexe sportif et l’argent investi dans les deux centres de recherche affiliés à l’établissement, en plus de la reconnaissance par le gouvernement du Québec de centre d’études collégiales pour le campus de Lotbinière ainsi que l’agrandissement de celui-ci font partie des annonces associées au cégep dans les dernières années. 

Isabelle Lecours est particulièrement fière du dévoilement du plan d’action de 38,5 millions $ pour la gestion de l’amiante et des résidus miniers amiantés qui prévoit, entre autres, la création d’un observatoire à Thetford Mines. Rappelons que cet organisme indépendant coordonnera les recherches sur toutes les questions relatives aux impacts de la manipulation des résidus sur la qualité de l’air, sur l’environnement, sur la santé des populations et des travailleurs ainsi que sur la qualité de vie des communautés.

« Le dossier entourant la gestion des résidus miniers amiantés traînait depuis longtemps. Personne ne voulait y toucher et il a fallu que je me batte pour que quelqu’un accepte de s’en occuper. Nous avons fait un BAPE et ce fut quand même un travail long et ardu, mais il y a un beau résultat. […] C’est ce que j’aime le plus en politique. J’adore m’occuper des dossiers compliqués et me battre pour eux. Ça rend la victoire encore plus savoureuse », a affirmé la députée qui a confirmé que d’autres annonces en ce sens sont à venir.

Cette dernière a également nommé comme bon coup le programme en collaboration avec le Bureau coordonnateur des Appalaches pour la création de services de garde en milieu familial. « L’objectif était d’en créer 20 et jusqu’à maintenant nous en avons 15 en train de se mettre en place. Je suis très contente puisque nous avons eu beaucoup d’appels de parents concernant le manque de places en garderie. »

Bien que le dévoilement de certains projets ait été retardé en raison de la pandémie puisque celle-ci prenait la majeure partie de l’espace médiatique, Isabelle Lecours a insisté sur le fait que le travail a néanmoins avancé. « Étant donné que nous devions rester à la maison, nous n’avions pas beaucoup de déplacements. Je pense que j’ai accompli beaucoup plus de travail pour cette raison. »

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Celle qui espère être réélue à la prochaine législature souligne avoir une bonne vision de ce qu’elle veut pour la circonscription. Elle mise particulièrement sur le développement économique. « Lors de mon premier mandat, j’ai été capable de mettre la table. Le retour du train est une annonce importante qui n’est pas incluse dans les investissements puisqu’il reste encore des études à faire, mais avec le plan pour les résidus miniers amiantés, ce sont des éléments primordiaux pour ce que je veux faire dans le prochain mandat. »

Elle a notamment fait référence à la zone d’innovation qu’elle aimerait créer dans la région. « Je veux travailler avec les partenaires locaux pour que nous puissions développer cela. Il y a des entreprises intéressées à faire de la valorisation de résidus miniers. Présentement, il y a pour un demi-milliard $ d’investissements privés. Avec le plan d’action, ça va se parler et d’autres entreprises souhaiteront venir chez nous. » 

SANTÉ

La santé sera une autre priorité pour Isabelle Lecours lors de la prochaine campagne. Elle a d’abord adressé l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre. « Nous parlions de cette problématique même avant la pandémie. Nous en entendions parler lorsque j’étais à l’université. Nous le vivons présentement et le pire est prévu pour 2030. » 

Elle a soutenu que plusieurs actions sont en cours pour aider à améliorer la situation, dont le recrutement à l’international, des formations accélérées et une nouvelle stratégie en ce qui a trait à la médecine de famille. 

Par ailleurs, elle a de nouveau répondu à une question sur la fusion temporaire des unités de médecine et de chirurgie à l’hôpital de Thetford. « Les gens sont épuisés à la suite de la pandémie et ont besoin de vacances. Le CISSS de Chaudière-Appalaches a pris la décision de donner des congés aux employés. Je ne crois pas qu’ils accepteraient de ne pas en avoir. Pour cette raison, il a fallu combiner des services afin d’avoir des équipes complètes, sinon ça aurait pu être dangereux pour la santé des gens. C’est plate, mais c’est comme ça », a-t-elle dit.

La députée a réitéré que la mesure est temporaire. « Nous n’avons pas injecté 33 millions $ dans la modernisation de l’urgence pour la fermer. Je sais qu’il y a aussi d’autres projets qui s’en viennent. Nous n’allons pas faire ces investissements pour que les services s’en aillent ailleurs. »

MANDATS NATIONAUX

Isabelle Lecours s’est vu confier plusieurs mandats sur des sujets nationaux au cours des quatre dernières années. Elle a été nommée à plusieurs commissions, soit celles sur l’exploitation sexuelle des mineurs, de l’administration publique ainsi que de la santé et des services sociaux. Elle a aussi été du groupe d’action contre le racisme et du comité de lutte contre la violence faite aux femmes. 

Elle a de plus été nommée adjointe parlementaire de la vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault. Elle a eu comme mandat de vérifier si les maisons d’aide et d’hébergement pour femmes ont les ressources nécessaires à leur bon fonctionnement. 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires