Luc Berthold s’attend à une campagne électorale fédérale fort différente

Luc Berthold s’attend à une campagne électorale fédérale fort différente
Le député de Mégantic-L'Érable, Luc Berthold, fait partie de la nouvelle équipe de direction des conservateurs et s'est vu confirmer dans le rôle de leader parlementaire adjoint à la Chambre des communes pour l'Opposition officielle. (Photo : Christian Diotte)

Le député de Mégantic-L’Érable, Luc Berthold, estime que la prochaine campagne électorale fédérale sera fort différente avec l’arrivée de Pierre Poilievre à la tête du Parti conservateur du Canada.

« M. Poilievre apporte une expérience nouvelle en politique à laquelle on n’est pas habitué avec sa connaissance des réseaux sociaux et sa volonté de servir les Canadiens qui n’ont plus d’argent et qui sont durement touchés par l’inflation et tout ce qui arrive actuellement dans le monde. Je le connais depuis 2015 et il a toujours été quelqu’un qui s’est battu pour la classe moyenne et aussi pour réduire la taille du gouvernement. C’est ce qui le caractérise », a expliqué M. Berthold qui l’a d’ailleurs félicité pour sa victoire dans la course à la chefferie du parti.

« C’est un chef qui est plus flamboyant et parfois plus aiguisé dans ses attaques par rapport au Parti libéral. Sa maîtrise de la langue va également lui permettre de débattre avec Justin Trudeau en français. Il est quelqu’un qui va être capable de parler au nom des Québécois qui ont de la misère à joindre les deux bouts. Je pense sincèrement que Pierre Poilievre est la personne qu’il nous fallait, quelqu’un d’authentique capable de faire ce virage pour contrer la situation qui est actuellement très difficile au pays. »

LEADER PARLEMENTAIRE ADJOINT

M. Berthold fait par ailleurs partie de la nouvelle équipe de direction des conservateurs et assumera le rôle de leader parlementaire adjoint à la Chambre des communes pour l’Opposition officielle.

« Je suis vraiment heureux que le chef m’ait donné cette opportunité de continuer à servir dans l’équipe de direction du parti », de dire celui qui à titre de leader adjoint, pendant la période intérimaire, n’avait donné son appui ni à Poilievre, ni à Charest lors de la campagne au leadership. « Malgré tout, je suis l’un des deux seuls candidats de l’ancienne direction qu’il a choisi de garder dans son équipe. J’ose croire que c’est parce que j’ai réussi à faire mes preuves. »

« Ma présence dans la direction de l’Opposition officielle va me permettre d’avoir mon mot à dire sur toutes les décisions de notre équipe lors des travaux et comités parlementaires. Je pourrai également faire entendre la voix des gens de chez nous encore au plus haut niveau au sein de l’Opposition officielle et j’aurai plusieurs occasions de prendre la parole pour les gens de chez nous aussi en chambre », de dire M. Berthold ajoutant que l’un des messages de son parti est celui qu’il va continuer à défendre les intérêts du Québec comme il l’a fait au cours des dernières semaines et des derniers mois. « Je suis très honoré par ce mandat et ce privilège d’être la voix des Québécois au sein du Parti conservateur à la Chambre des communes. »

ALAIN RAYES

Par ailleurs, Luc Berthold reconnaît que son parti a commis une bourde à l’endroit du député Alain Rayes à la suite d’envois de messages textes automatisés à des membres du Parti conservateur du Canada de la circonscription de Richmond-Arthabaska les invitant à réclamer sa démission.

Trois jours après la défaite de Jean Charest contre Pierre Poilievre dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada, Alain Rayes a décidé de claquer la porte de la formation politique pour siéger comme indépendant. Ne digérant visiblement pas la situation, l’entourage de Pierre Poilievre a invité les gens de Richmond-Arthabaska à demander la démission du député Rayes. Celui-ci s’est senti intimidé par son ancien parti. Les conservateurs se sont excusés sur Twitter.

« Notre parti a reconnu que c’est une erreur en s’excusant publiquement. Alain avait le droit de prendre la décision qu’il a prise. Le parti s’est excusé. Donc, pour nous, on regarde en avant. Alain a choisi son chemin et nous continuons le nôtre », a conclu M. Berthold.

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Marcel Talbot
Marcel Talbot
2 mois

J’espère que les gens ne voteront pas pour lui. Le PCC est devenu comme les Trumpistes et en plus il n’a même pas apporter son support a son confrère et peut-être ami Alain Rayes. Dans la vie, que tu sois politicien ou pas, tu dois avoir de l’honneur.