Qu’en est-il du Samuel Thetfordois?

Qu’en est-il du Samuel Thetfordois?
Bien que le portrait de Samuel dressé par l'enquête de TC Media représente relativement bien les jeunes de la région

Afin de dresser un portrait plus "local" de Samuel, le COURRIER FRONTENAC s’est entretenu avec quelques adolescents d’ici pour qu’ils parlent de leurs habitudes de vie. En soumettant les données à nos jeunes cobayes, on remarque assez vite que le Samuel Thetfordois n’est pas bien différent des autres. 

Son téléphone est aussi sa possession la plus importante, la drogue n’est jamais bien loin et il ne dit jamais non à du « fast food »! Le surplus de poids n’est cependant pas une caractéristique définissant bien la moyenne des jeunes d’ici.

Toutefois, selon William, 15 ans, bien que les McDonald’s, Subway, A&W fassent partie de ses habitudes, il est conscient qu’une bonne alimentation est importante. « On se le fait dire depuis qu’on est au primaire par les professeurs et nos parents. Oui, on mange du “fast food” de temps en temps, mais à l’école et chez nous, ce n’est pas le cas », dit-il.

Accros aux textos

L’élément principal dans lequel ils se reconnaissent bien, c’est l’utilisation de leur cellulaire. « 2 600 textos, ce n’est pas tant que ça! Moi je dépasse souvent les 5 000 par mois », soutient Gabriel. Lui et ses amis sont toutefois d’accord que les garçons sont moins pris par leur téléphone que les filles. Opinion que partage d’ailleurs Jefferson Rivard, animateur à la Maison des jeunes de Thetford Mines. « Les filles sont difficiles à déconcentrer de leur cellulaire! Cependant, dans le cas des garçons, tu as simplement à leur proposer une activité sportive et ils vont le lâcher. »

Comme tous les jeunes de leur âge, William, Gabriel, Alexandre et Nicolas sont sur Facebook et y ont plusieurs amis. Ils n’ont cependant pas migré vers Twitter. Snapchat est néanmoins déjà bien ancré dans leurs habitudes. Pour ce qui est de la surveillance sur Facebook de la part des parents, les jeunes Thetfordois ne ressentent pas que c’est leur cas. « J’ai ma mère comme amie sur Facebook, mais je ne pense pas qu’elle m’espionne. Elle regarde ma page, mais pas plus que ça », affirme Alexandre.

Drogues et sexe

Les quatre jeunes occupent ou ont déjà occupé un petit emploi. Ils ont de l’argent en poche, mais pas tellement. Selon eux, l’alcool et la drogue font effectivement bien partie de leurs achats. La première fois qu’ils ont consommé des stupéfiants, ils n’avaient que onze ou douze ans. Ils affirment toutefois en prendre moins aujourd’hui parce que ça coûte cher et que le « fun » est passé. L’alcool fait encore bien partie de leur quotidien toutefois, dans les « partys » et beaucoup plus l’été.

Pour ce qui est du sexe, ils n’ont aucune difficulté à croire que près de la moitié des garçons de leur âge ont déjà eu des relations sexuelles. Le fait que le pourcentage de filles soit plus élevé les étonne, mais pas l’animateur de la Maison des jeunes, Jefferson Rivard.

Pas tous comme Samuel

Dans le cadre de ce dossier, nous nous sommes également adressés à un jeune ayant des intérêts différents de ceux de William, Gabriel, Alexandre et Nicolas. Dans le cas d’Olivier, sportif, bon hockeyeur, étudiant sérieux et qui se recherche un petit emploi à temps partiel, l’histoire de Samuel est très loin de la sienne. La drogue est bien présente autour de lui, mais comme une plus grande majorité des jeunes de son âge, il n’y a jamais touché.

Il n’a pas non plus de cellulaire puisqu’il estime qu’il n’en a pas besoin. Sur ce point, il est toutefois à part d’une bonne partie des adolescents d’aujourd’hui. Il est sur Facebook et lui non plus de se sent pas surveillé par ses parents. Comme il n’a pas de téléphone intelligent, les textos et Snapchat ne sont pas ancrés chez lui.

Enfin, bien qu’il en mange de temps en temps, le « fast food » ne fait pas partie de ses habitudes de vie. D’ailleurs, plus il vieillit, plus il trouve important de surveiller son alimentation. Olivier est un sportif, donc pour lui, bien s’alimenter fait partie de son mode de vie. (Collaboration : Stéphanie Mac Farlane)

Notons que les noms des jeunes ont été remplacés par quelques-uns faisant partie des dix noms les plus populaires chez les garçons durant les années 1998 et 1999. 

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