Rareté de main-d’oeuvre : la situation s’annonce « catastrophique » si rien n’est fait rapidement

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Par Jean-Hugo Savard
Rareté de main-d’oeuvre : la situation s’annonce « catastrophique » si rien n’est fait rapidement
Le président de la TREMCA, Paul Vachon, craint que la situation continue de se détériorer. (Photo : Courrier Frontenac - Jean-Hugo Savard)

Le président de la Table régionale des élus municipaux de Chaudière-Appalaches (TREMCA), Paul Vachon, estime que la situation entourant la rareté de main-d’œuvre sera très problématique dans deux ou trois ans si aucune mesure n’est mise en place à court terme.

« Les chefs d’entreprises ont augmenté les salaires et les heures supplémentaires. Ils ont pris des mesures de mitigation temporaires, mais si nous ne trouvons pas de solutions rapidement, ce qui s’en vient sera catastrophique », a-t-il confié au Courrier Frontenac.

À son avis, l’immigration est l’une des mesures pouvant aider à freiner cette rareté, mais cela n’est pas suffisant. « La hausse des salaires peut aussi être intéressante, toutefois, si les entreprises se volent des travailleurs entre elles, cela ne réglera pas le problème. Nous avons besoin d’une masse de main-d’œuvre nouvelle puisque celle déjà présente ne répond pas à la demande. Malheureusement, le premier ministre François Legault ne fait que parler de salaire ces temps-ci. »

Paul Vachon croit que la mise en place de mesures fiscales pour les aînés afin de les inciter à revenir sur le marché du travail et la réorganisation des horaires en acceptant d’embaucher une personne qui souhaiterait travailler seulement deux jours par semaine, à titre d’exemple, sont des avenues qui pourraient être envisagées.

Sur le plan de l’éducation, il déplore que des cohortes soient annulées en raison du nombre insuffisant d’étudiants. « Je crois qu’il faut les financer, et ce, même s’il y a seulement trois diplômés. Il faut aussi reconnaître les stages en alternance travail-études le plus rapidement. »

Appelé à commenter les rencontres tenues à l’Assemblée nationale visant à présenter l’état de situation, le mardi 9 novembre, le président de la TREMCA s’est dit déçu de la réaction des députés caquistes présents. « Nous les avons sentis sur la défensive et nous ne savons pas pourquoi, alors que l’objectif était de leur apporter en toute humilité des suggestions et des recommandations pour pallier une situation qui nous inquiète », a-t-il souligné.

Celles tenues en présence des ministres Lucie Lecours et Jean Boulet, ainsi que de la cheffe de l’opposition officielle Dominique Anglade, ont été beaucoup plus positives. « Nous avons eu de leur part une belle écoute et ils nous ont tendu la main en nous disant qu’ils collaboreraient dans ce dossier », a conclu M. Vachon

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Marcel Talbot
Marcel Talbot
1 année

J’ai offert mes services a quelques entreprises et elles ne se donnent même pas la peine de faire des suivis. J’ai beaucoup d’expérience ( 25 ans comme militaire et 15 autres années comme fonctionnaire ) Oui j’ai 62 ans mais je peux encore aider une bonne entreprise. Je sui bilingue et deux entreprise que j’ai eu des contacts et disent qu’elles ont des besoins urgent mais ne donnent pas suite. Est-ce que je suis trop vieux???? La question se pose. Tout ca pour dire que je crois que il y’a de la bonne main-d’œuvre de disponible.