Record d’achalandage historique au parc national de Frontenac

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Par Jean-Hugo Savard
Record d’achalandage historique au parc national de Frontenac
Louis Laferrière et Éric Lessard du parc national de Frontenac aux côtés de Jézabel Amesse du CISSS-CA et de Jonathan Brochu de la Polyvalente de Disraeli (Photo : Courrier Frontenac – Jean-Hugo Savard)

Le parc national de Frontenac a connu une saison estivale extraordinaire en enregistrant une hausse de 23 % de son achalandage pour un total de 114 400 jours-visites, comparativement à 92 800 pour la même période l’an dernier. Il s’agit d’un record historique.

Le parc a également obtenu en date du 30 septembre la plus forte augmentation de tout le réseau de la Sépaq, dont la moyenne est de 9 %.

«Nous avons eu de bons résultats en camping et en villégiature, mais nous estimons qu’environ 14 à 15 % de la hausse de fréquentation est attribuable à la réouverture de la plage dans le secteur St-Daniel», a mentionné le directeur Éric Lessard.

Il a ajouté que les objectifs de ce projet étaient de doter le parc national de Frontenac d’un beau produit pour les familles et d’attirer davantage de visiteurs. «Il y a à peu près 335 000 personnes qui habitent dans un rayon de 100 km du parc et ces gens-là se sont déplacés. Je parle des résidents de Thetford Mines, mais également de la Beauce et des Bois-Francs. C’est vraiment intéressant pour nous, mais aussi pour la région.»

M. Lessard et son équipe entendent poursuivre cette lancée l’an prochain. «C’est certain que la réouverture de la plage était l’un des gros morceaux de notre plan d’affaires, mais nous avons d’autres projets qui s’en viennent et qui vont également générer des hausses de fréquentation», a-t-il dit.

Contrôle du roseau, bernache et qualité de l’eau

Dans son bilan annuel, le directeur du parc a également souligné le travail de l’équipe de conservation qui a poursuivi le contrôle des colonies de roseaux communs qui se trouvent aux extrémités du secteur de la plage. Depuis quatre ans, l’installation de bâches a permis de récupérer un peu plus de 2000 mètres carrés de littoral auparavant infestés par cette plante envahissante.

En ce qui a trait au contrôle de la présence de bernaches, lequel s’avère essentiel au maintien de la qualité de l’eau de baignade, un talus végétalisé muni d’une barrière physique (filet) a été intégré au concept d’aménagement. Cela a permis de rendre le secteur moins accessible et attrayant pour cette espèce. Certains correctifs devront toutefois être apportés à la suite de déficiences de construction.

Conséquemment, les cinq échantillonnages effectués dans le cadre du programme Environnement-plage ont obtenu la cote A (excellente) pour ce qui est de la qualité bactériologique de l’eau de baignade.

Collaboration avec la Poly de Disraeli

Le parc national de Frontenac a accueilli cet automne, à une quinzaine de reprises, des élèves de la concentration plein air de la Polyvalente de Disraeli. Cette entente de collaboration permet au parc de s’impliquer avec le milieu dans un projet concret visant à favoriser la pratique du plein air chez les jeunes de la région tout en stimulant leur intérêt envers la conservation de la nature.

«Combiné au fait que les activités se déroulent pendant notre basse saison, ce qui nous permet d’offrir des conditions avantageuses, il ne fait aucun doute que les richesses naturelles du parc et la qualité de ses infrastructures constituent un environnement idéal pour l’apprentissage de connaissances liées au plein air, ainsi que pour développer une conscience de l’importance de la conservation de la nature chez les jeunes élèves», a conclu Éric Lessard.

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