Six supercliniques en Chaudière-Appalaches

Par Melanie Labrecque
Six supercliniques en Chaudière-Appalaches
Le groupe de médecine familiale de Thetford Mines devra soumettre une demande au CISSS de Chaudière-Appalaches s'il souhaite devenir une superclinique.

SANTÉ. La région de Chaudière-Appalaches pourrait accueillir un total de six supercliniques selon les données publiées par le ministère de la Santé. Celles-ci auront le mandat de faciliter l’accès aux services de première ligne.

Concrètement, il y a un potentiel de développement de deux cliniques sur le territoire de Lévis, une autre chevaucherait Lévis et une partie de la MRC de Lotbinière. On en compterait deux en Beauce et la sixième serait à Thetford Mines qui couvrirait la MRC des Appalaches, mais aussi le secteur de Saint-Ferdinand.

Le choix des sites s’est fait en fonction de la densité de population. Dans un rayon donné, il doit y avoir au moins 50 000 personnes. «L’objectif est de désengorger les urgences. Cela n’empêche pas quelqu’un qui habite à l’extérieur des périmètres définis de fréquenter les cliniques», a spécifié la porte-parole du ministère de la Santé, Caroline Gingras.

Les groupes de médecine familiale (GMF) ou les cliniques réseaux des secteurs concernés devront faire une demande auprès du Centre intégré en santé et services sociaux (CISSS) pour se faire accréditer. «Après analyse des dossiers, ce sera le ministre de la Santé qui prendra la décision», a poursuivi Mme Gingras.

Dans le cas des secteurs qui comptent une clinique réseau, elles conserveront leur financement jusqu’au 31 mars 2018, ajoute-t-elle. «Elles seront invitées à faire une demande de transfert pour être accréditée comme superclinique.»

Désengorger les urgences

Concrètement, leur rôle sera de favoriser l’accès aux services de première ligne pour éviter que les cas non urgents se retrouvent à l’urgence. Elles assureront aussi les services de proximité en matière de prélèvements, d’imagerie médicale et de consultation spécialisée.

Les supercliniques devront être ouvertes 12 heures par jour pendant toute l’année. Elles devront permettre la prise de rendez-vous jusqu’à trois heures avant leur fermeture, des services de prélèvement et d’imagerie médicale doivent être accessibles à l’intérieur du bâtiment. Les critères comprennent aussi une augmentation des plages de consultation lors des périodes de pointe.

Dès l’année prochaine, le ministre de la Santé espère voir 32 de ces cliniques sur le territoire québécois et 50 en 2018.

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