Sûreté du Québec : la gouvernance donnée à St-Georges

Sûreté du Québec : la gouvernance donnée à St-Georges
Le regroupement des trois postes de la Sûreté du Québec représente plus d'une centaine de policiers. 

THETFORD. La Sûreté du Québec a mis de l’avant, le 1er juin dernier, un projet-pilote de 12 mois visant le regroupement des postes de la MRC des Appalaches, des Etchemins et de Beauce-Sartigan. La gouvernance a été confiée à l’établissement de St-Georges-de-Beauce.

La porte-parole Mélanie Dumaresq a mentionné au Courrier Frontenac que tous les effectifs rattachés à chacun des postes demeureront en place. «Il n’y a pas de pertes d’emplois. Nous procédons à une restructuration afin d’améliorer la gouvernance et pour entre autres libérer les policiers de certaines tâches administratives afin qu’ils soient davantage sur les territoires qu’ils ont à patrouiller.»

Cette dernière a toutefois précisé que certaines décisions continueront d’être prises localement. «À l’œil nu, je vous dirais qu’il n’y aura pas vraiment de différences, sauf l’avantage d’avoir encore plus de présence policière sur le terrain. Oui la gouvernance sera assumée par le capitaine de Beauce-Sartigan, mais les directeurs continueront de gérer leur poste respectif. Nous voulons qu’il y ait une meilleure coordination entre eux», a renchéri Mme Dumaresq.

Partage de ressources

Selon la porte-parole de la SQ, le regroupement en cours permettra le partage de différentes ressources sur le territoire. «À titre d’exemple, si au poste de Beauce-Sartigan il y a un agent attitré aux relations communautaires et qu’il n’y en a pas dans le poste des Appalaches ou des Etchemins, ceux-ci pourraient se partager la ressource si elle est disponible.»

Elle a ajouté que des policiers de la Beauce pourraient également venir prêter main-forte à leurs collègues de la MRC des Appalaches advenant la tenue d’un événement d’envergure nécessitant une présence plus accrue. De plus, Mme Dumaresq a spécifié qu’il y aura dorénavant une meilleure communication entre les équipes pour certains dossiers d’enquête. Cela permettrait ainsi à la Sûreté du Québec de mettre en place toutes les mesures à leur disposition afin de faciliter le travail.

Le préfet inquiet

Malgré l’assurance quant au maintien des effectifs policiers dans la MRC des Appalaches, le préfet Paul Vachon demeure préoccupé par ce projet-pilote et se pose plusieurs questions.

«Par la suite, est-ce que ça va toujours rester comme ça? Si les taux de criminalités diminuent dans une région, est-ce que les policiers seront déplacés ailleurs? Quand il y a un vieillissement de la population comme c’est le cas ici, qu’est-ce qu’il va se passer avec les effectifs? Est-ce que les coûts seront associés au nombre de policiers?»

Ce dernier a déploré le fait que la région perde un autre centre de décision, faisant ainsi référence au modèle utilisé par le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches. «Je pense toujours que lorsque la gouvernance n’est pas chez nous, nous parlons d’une autre région. Je continue d’être inquiet de la situation», a-t-il conclu.

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