Un signal doit être entendu selon le maire Pascal Binet

Photo de Jean-Hugo Savard
Par Jean-Hugo Savard
Un signal doit être entendu selon le maire Pascal Binet
Les hausses du prix de l'essence préoccupent le monde municipal. (Photo : Courrier Frontenac - Jean-Hugo Savard)

À l’approche de la fin de la session parlementaire à Québec et du déclenchement de la campagne électorale, le maire d’Adstock, Pascal Binet, estime que les élus ont le devoir d’agir et d’intervenir sur le prix de l’essence à la pompe qui ne cesse d’augmenter.

Il estime que les effets sur l’économie sont plus que néfastes et que la situation actuelle est sans précédent. « Je pense qu’un signal doit être entendu et que des mesures doivent être étudiées avant que cela ne soit plus possible dans l’attente qu’un nouveau gouvernement se mette en place », a-t-il mentionné au Courrier Frontenac.

Au moment d’écrire ces lignes, le litre d’essence ordinaire se vendait à 2,14 $ à Thetford Mines. « Les citoyens sont préoccupés par l’inflation et la hausse des prix. Lorsque le gouvernement du Québec leur a remis un chèque de 500 $, l’essence n’était pas aussi élevée. Le contexte économique et politique lié à la guerre en Ukraine n’aide pas à stabiliser les coûts des ressources énergétiques et nous sommes loin de voir un règlement », a-t-il ajouté.

Pascal Binet est préoccupé quant aux nombreux effets collatéraux. « Nous sommes tous impactés par cela. Tout augmente. La pression sur l’économie est grande. D’ailleurs, en l’espace de quatre mois, la Municipalité d’Adstock a dû débourser 43 000 $ de plus qu’à pareille date l’an passé en essence et en mazout. Ce montant n’est pas budgété et nécessite une reconfiguration de nos dépenses », a-t-il déploré.

Dans une publication via les médias sociaux, il invite ses confrères et consœurs du monde municipal à porter ce message collectivement. « J’ai l’impression que certaines personnes pensent que cela va se régler tout seul. Avec la crise sanitaire, les gouvernements ont mis en place des mesures compensatoires. Maintenant, il faut que des gestes soient posés. À mon avis, la situation est loin de se résorber à court terme. C’est cette crainte qui m’a fait réagir. Nous sommes une région de destination touristique et de villégiature. Cela aura un effet sur cette industrie. Je pense aussi aux secteurs qui ont déjà été impactés par la pandémie comme ceux de la restauration et de l’hébergement. Tout est lié directement ou indirectement au prix de l’essence. »

Le maire Binet croit que l’une des mesures qui pourraient être envisagées est le retrait temporaire des taxes perçues sur l’essence, la mise en place d’un prix plafond ou encore des mesures contre les compagnies pétrolières qui profitent du contexte actuel.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Marcel Talbot
Marcel Talbot
6 mois

Si le gouvernement diminue les taxes sur l’essence, les raffineries vont augmenter leur marge et les détaillants aussi. Je ne crois pas que c’est un secteur ou le gouvernement peut vraiment agir. J’aimerais mieux un autre chèque de 500$ et les gens en feront ce qu’ils veulent. Pour ce qui est des villes, avant les élections, ils ont tous déclaré des surplus et grâce aux montants d’argent reçu par le gouvernement.