Une bibliothèque suspendue dans le temps

Une bibliothèque suspendue dans le temps
Suzanne St-Jean s'implique à la bibliothèque l'Amitié depuis plus de 15 ans.

Une visite à la bibliothèque de l’Amitié du secteur Robertsonville à Thetford Mines démontre que l’endroit n’a probablement pas beaucoup changé au cours des 15 dernières. Toutefois, est-ce une mauvaise chose dans un monde où la technologie se développe à vitesse grand V?

L’odeur du papier et les livres toujours si bien ordonnés laissent planer un souvenir de nostalgie dans l’ancien couvent converti en centre communautaire où se trouve la petite bibliothèque de l’Amitié. Impliquée comme bénévole et ensuite comme responsable depuis l’ouverture de l’endroit il y a plus de 15 ans, Suzanne St-Jean a vu passer bien des livres.

«C’est vrai que rien n’a beaucoup changé ici. Nous avons peut-être un peu plus d’animation qu’auparavant avec des conférences, l’heure du conte et des visites scolaires, mais la clientèle reste la même», souligne la bibliothécaire.

À la suite de la fusion de Robertsonville avec Thetford Mines, les bibliothèques des deux municipalités se sont aussi réunies afin d’offrir un plus grand catalogue à leurs abonnés. Les gens peuvent ainsi demander un livre se trouvant à l’Hiboucou à Thetford Mines ou au dépôt se trouvant au sous-sol de la Maison de la culture.

Selon Suzanne St-Jean, les goûts des lecteurs n’ont pas beaucoup changé non plus. «Les bestsellers sont toujours les plus populaires. Pour ma part, j’ai une préférence pour les romans policiers. La plupart de nos abonnés sont des adultes, beaucoup plus de dames que d’hommes, de 40 à 90 ans. Le reste de nos abonnés sont les enfants de l’école primaire», explique-t-elle.

Même si la lecture est un loisir individuel, Mme St-Jean affirme que plusieurs personnes se rencontrent à l’Amitié pour faire du social. La responsable a elle-même commencé à s’impliquer à la bibliothèque après avoir déménagé dans le coin puisque son mari avait eu un poste au Cégep de Thetford.

«J’ai toujours adoré les livres. Je suis de St-Jérôme où il y a une grosse bibliothèque municipale et j’étais toujours là. Les livres m’ont donné l’opportunité de faire la connaissance de plusieurs personnes à Robertsonville», raconte-t-elle.

Quant à la popularité des livres électroniques, Mme St-Jean soutient ne pas avoir eu de demande pour que l’Amitié en ajoute à sa collection. Néanmoins, elle croit que la venue de cette offre est appelée à venir dans les prochaines années. «Nos abonnés restent quand même attachés au papier», conclut-elle.

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