Dépendance à la cocaïne : un groupe d’entraide voit le jour à Thetford Mines
Les citoyens de la région de Thetford Mines aux prises avec des problèmes de dépendance disposeront désormais d’un nouveau lieu de soutien. Dès le lundi 4 mai, un groupe des Cocaïnomanes Anonymes tiendra des rencontres hebdomadaires sous le nom évocateur « T’es-tu guéri? ».
Elles se tiendront tous les lundis à 19 h 30, au local 245 de la Maison de la culture, située au 5, rue de la Fabrique, à Thetford Mines. Le fonctionnement s’inspire des modèles bien connus des groupes anonymes. Les premiers et troisièmes lundis du mois seront consacrés aux partages, alors que les autres rencontres prendront la forme de discussions ouvertes où les gens pourront s’exprimer sur leur réalité et leur dépendance.
Jusqu’à maintenant, les citoyens de la région devaient se déplacer vers des centres urbains comme Québec, Sherbrooke ou Victoriaville pour participer aux rencontres des Cocaïnomanes Anonymes. « C’est un service qui manquait ici. En tenant les réunions au centre-ville, nous pourrons rejoindre plus facilement des personnes qui n’ont pas de moyen de transport et qui souhaitent échanger ou obtenir du soutien », a mentionné au Courrier Frontenac l’instigateur Oscar Lessard.
Lui-même en rétablissement, il souhaitait offrir un espace accessible et sans jugement aux personnes qui luttent contre la dépendance. « Nous faisons face à un problème important de consommation de drogues à Thetford Mines en ce moment. La cocaïne et le crack représentent un véritable fléau. »
Très engagé dans le projet, ce dernier insiste sur l’importance de briser l’isolement. « J’ai consommé pendant 40 ans et je suis sobre depuis six mois. Je m’investis beaucoup dans le mouvement et j’y mets du cœur parce que je veux que les gens s’en sortent. Il n’y a pas de secret là-dedans, il faut en parler. »
M. Lessard peut compter sur l’appui de trois autres dépendants en rétablissement, dont l’un qui soulignera cette année 20 ans d’abstinence.
Il a tenu à remercier la Ville de Thetford Mines pour son ouverture. « Je lui lève mon chapeau, car elle a été très réceptive à notre demande et nous permet d’utiliser le local gratuitement. »
