Des citoyens de Thetford Mines souhaitent des actions face au camionnage

Des citoyens présents à la séance du conseil municipal de la Ville de Thetford Mines, tenue le lundi 1er juin, ont dénoncé l’important volume de camions circulant notamment sur les rues du Golf et Mooney afin de rejoindre le site de valorisation de matériaux amiantés et de sols contaminés situé sur la rue du Lac-Noir, dans le secteur Black Lake. Des enjeux de sécurité routière et de bruit ont été soulevés.

Réal Bélanger a d’abord demandé une réduction de la limite de vitesse à 30 km/h dans le quartier Mitchell. Il a également évoqué l’augmentation du trafic de camionnage dans le secteur qui nuit à la quiétude des résidents.

De son côté, Christine Huot, résidente du secteur de la rue du Golf, a aussi témoigné des nuisances sonores. « Quand nous sommes dans nos maisons et dans notre cour à cette période estivale, nous n’en profitons plus. Nous ne pouvons plus nous reposer ce n’est plus agréable du tout d’être là. Ça commence le matin à 7 h 45. Quand je me suis amenée ici à 18 h 10, les camions passaient encore. Du répit, il n’y en a jamais », a-t-elle affirmé, ajoutant que la sensibilisation concernant l’utilisation des freins Jacobs ne semble pas fonctionner non plus.

Selon les chiffres avancés par le conseiller municipal représentant le quartier Mitchell, Adam Patry, entre 50 et 60 passages par heure à cet endroit. Celui-ci devrait d’ailleurs soulever ces préoccupations lors de la prochaine rencontre du comité de circulation.

Le maire Marc-Alexandre Brousseau a pour sa part indiqué qu’une partie de ces camions, sans toutefois représenter la totalité, provient du chantier du chemin de fer Québec Central. Il a précisé qu’ils doivent obligatoirement se rendre au site autorisé se retrouvant à cet endroit.

Il a également mentionné qu’une proportion importante de ce camionnage ne devrait probablement pas exister puisqu’elle découle des règles encadrant la gestion des matériaux amiantés. Ceux-ci doivent en effet être acheminés vers des sites prévus et autorisés à cette fin. « Ce sont des camions qui, normalement, ne devraient jamais avoir à circuler là. Quand nous vous parlons très souvent du dossier de l’amiante dans la région et des normes abusives, celles-ci font en sorte de générer du camionnage absolument inutile qui passe, entre autres, dans nos quartiers et qui génère des gaz à effet de serre et des fibres d’amiante dans l’air », a-t-il expliqué.

Selon lui, cet exemple illustre que la réglementation actuelle sur l’amiante engendre davantage de problèmes qu’elle n’en résout. « Une très grande partie du camionnage qui se fait en ville, c’est en raison des normes sur l’amiante qui n’ont aucun bon sens. Nous espérons que tous ceux que ça dérange vont nous aider à faire pression sur le gouvernement pour que ces règles changent », a ajouté M. Brousseau.

Questionné sur les pouvoirs de la Ville en matière de sécurité routière, le maire a assuré que celle-ci poursuivra ses démarches en sollicitant le service de police afin d’assurer une surveillance accrue du secteur. Il a de plus invité les citoyens à continuer de le faire eux aussi.

En ce qui a trait à la demande entourant la baisse de la limite de vitesse dans le quartier Mitchell, M. Brousseau a affirmé que la Ville allait analyser la question, tout en précisant qu’il existe un encadrement autour de celle-ci. « Nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons, mais nous allons quand même regarder ce qui est possible. Si ça semble souhaité par les gens, nous essaierons de donner suite si c’est aussi la volonté du conseil municipal. »