Jonathan Moreau représentera le Parti Québécois dans Lotbinière-Frontenac
Jonathan Moreau sera le candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Lotbinière-Frontenac en vue des prochaines élections provinciales.
Diplômé d’un baccalauréat en enseignement de l’histoire de l’Université du Québec à Rimouski, il occupe actuellement le poste de maire de Saint-Apollinaire. Élu en 2021 et réélu en 2025, il est également préfet suppléant de la MRC des Lotbinière, membre de la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches et membre du conseil d’administration de la Fédération québécoise des municipalités. Il a auparavant été conseiller municipal de Saint-Apollinaire de 2009 à 2021.
Avant de faire carrière en politique municipale, Jonathan Moreau a été conseiller en communication de l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux et au Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec. Il a aussi été responsable des communications et de l’analyse politique au Conseil québécois des services de garde éducatifs à l’enfance.
De 2002 à 2003, il a par ailleurs été conseiller politique de Linda Goupil, alors députée péquiste de Lévis, ministre de la Famille et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches.
M. Moreau estime que son parcours professionnel et politique lui a permis de constater les lourdeurs de l’appareil bureaucratique, lesquels nuisent selon lui à l’autonomie des régions. « Je le vis au quotidien comme élu municipal. L’administration gouvernementale est lente et opaque, elle nous fait remplir trop de paperasse et demande trop de redditions de compte. Ça empêche une réelle autonomie de la part des acteurs du terrain, et ce, dans tous les domaines. Devant cette situation, j’ai la volonté d’être un agent de changement, car j’ai la conviction que l’État québécois peut mieux fonctionner. »
Il estime que les municipalités et les régions doivent être davantage entendues et participer aux décisions qui les concernent. « Le gouvernement du Québec doit s’assurer de faire confiance à ceux qui rendent service aux populations locales au jour le jour. »
Des enjeux régionaux
Parmi les enjeux qui retiennent son attention, le candidat péquiste cite notamment le coût de la vie et l’accès au logement. La gestion des sols amiantés dans la région de Thetford Mines constitue également un dossier qu’il souhaite approfondir.
« Je ne suis pas un grand spécialiste, mais je suis déjà conscientisé à la problématique entourant la réglementation qui est très stricte et qui amène une surévaluation des coûts de différents projets. Je veux m’attarder à ça. Je vais regarder ce dossier de plus près pour suggérer des propositions aux citoyens. »
Le retard dans la mise en service complète du chemin de fer Québec Central, combiné à l’augmentation de 200 M$ du budget autorisé pour les travaux entre Vallée-Jonction et Thetford Mines, illustre également, selon lui, les conséquences d’une bureaucratie trop lourde.
« Les projets prennent une ampleur considérable. Il faut être capables de diminuer les coûts. Ça ne peut pas toujours exploser. Les municipalités et les citoyens ont une capacité de payer limitée. Il faut travailler justement à être plus efficaces, plus efficients et avoir des projets à moindre coût, mais tout aussi sécuritaires et intéressants. »
Celui qui a également occupé le poste de vice-président de la Fondation du Cégep de Thetford et de Lotbinière affirme avoir un attachement particulier à la région et souhaite défendre les intérêts de la population de Lotbinière-Frontenac. « Je suis un homme de terrain qui aime beaucoup le monde de chez nous. Mon implication a toujours eu comme objectif de faire en sorte d’améliorer leur quotidien. Comme député, je désire être à l’écoute des gens et les représenter dignement pour faire avancer des projets afin de développer notre région. »
L’indépendance du Québec
Indépendantiste de longue date, Jonathan Moreau souhaite convaincre ses concitoyens que cette voie est la seule capable de garantir le plein épanouissement du Québec. Il affirme se reconnaître dans le discours du chef Paul St-Pierre Plamondon qu’il qualifie de vrai, distinct et franc.
« J’ai grandi avec cette idée que le Québec devait s’affranchir et devenir un pays. Mes études universitaires en enseignement de l’histoire n’ont fait que confirmer cette conviction. Comme peuple, nous devons retrouver notre fierté. Dans un monde complexe et parfois hostile, avec l’omniprésence de l’anglais, l’indépendance s’impose plus que jamais pour protéger notre langue, notre culture sur le long terme. »
Au cours des prochaines semaines, le candidat entend rencontrer des élus municipaux, des dirigeants d’entreprises et des groupes de citoyens afin de prendre connaissance de la situation sur le terrain. « J’ai beaucoup travaillé de cette façon comme maire. J’aime aller à la rencontre des gens et monter des projets avec eux. Je suis à l’écoute de ce qu’ils ont à dire et, à partir de là, faire des propositions. »
