Le monde du travail réuni pour plus de sécurité et de justice

Les 15 et 16 avril derniers, 1500 personnes représentant les milieux syndical et communautaire de défense des droits des travailleuses et travailleurs victimes de lésions professionnelles s’étaient donné rendez-vous au Centre des congrès de Québec, dans le cadre du Sommet sur la santé et la sécurité du travail 2025. Un événement que plusieurs ont qualifié d’historique.

Outre l’occasion de dresser un bilan “approfondi des récents changements législatifs en santé et sécurité du travail (SST)”, le Sommet visait principalement à établir des stratégies communes afin de faire face aux défis quotidiens que rencontrent les travailleuses et travailleurs en matière de santé et sécurité. 

Ces deux jours auront été aussi l’occasion d’évaluer les impacts de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, adoptée en septembre 2021 et de s’entendre sur des revendications communes, en vue de l’automne 2026, date à laquelle le ministre du Travail devra déposer un bilan de sa réforme à l’Assemblée nationale. 

Les nombreux ateliers proposés, touchaient principalement des questions en lien direct avec les victimes de lésions professionnelles, notamment l’appauvrissement de celles-ci après un accident ou une maladie professionnelle, le retour au travail ou encore la santé psychologique et les risques psychosociaux et leur prise en charge selon les acteurs. D’autres ateliers abordaient plutôt les enjeux de mobilisation, la judiciarisation des régimes de santé et sécurité ou encore la réalité des femmes en santé et sécurité au travail. 

Mentionnons également que sur l’heure du midi, une manifestation s’est déroulée en marge du Sommet devant l’Assemblée nationale, afin de marquer l’opposition des syndicats et des groupes de défense des victimes de lésions professionnelles, au projet de loi 89, qui donne le pouvoir au ministre du Travail de suspendre le droit de grève. 

Le Sommet SST était le résultat d’un effort commun des centrales syndicales de toutes les allégeances et de l’union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM) pour les groupes de défense.