« Le Québec s’est créé un système qui l’empêche de construire » – Renaud Labrecque

COMMUNIQUÉ.  Le candidat conservateur dans Lotbinière-Frontenac, Renaud Labrecque, estime qu’il y a quelque chose qui ne tourne plus rond au Québec. Alors qu’il y a 50 ans et même plus, le Québec a été capable de construire le métro de Montréal et le Stade olympique en moins de cinq ans et même de développer les grands projets hydroélectriques de la Baie-James en une dizaine d’années, il faut aujourd’hui parfois plusieurs années simplement pour remplacer un ponceau en raison d’exigences démesurées.

« Aujourd’hui, au Québec et encore plus dans nos régions, des exigences démesurées finissent non seulement par saigner les finances publiques, mais empêchent de répondre aux demandes de développement dans un délai raisonnable. Saint-Agapit, Saint-Gilles, East Broughton et plusieurs autres municipalités vivent cette réalité au quotidien. Il faut revenir à une approche pragmatique », affirme Renaud Labrecque.

Études, autorisations, analyses environnementales, surveillance, périodes d’intervention extrêmement limitées, validations ministérielles et nouvelles exigences qui apparaissent parfois parce qu’un projet a pris trop de temps à démarrer. Tout cela s’accumule avant même le premier coup de pelle.

Pour Renaud Labrecque, protéger l’environnement ne devrait jamais vouloir dire empêcher systématiquement le Québec d’avancer ou saigner les finances publiques. « Lorsqu’on impose des mois, parfois des années de démarches pour des travaux municipaux relativement simples afin d’évaluer chaque impact potentiel sur un cours d’eau, des poissons, des amphibiens ou leur période de reproduction, il faut avoir le courage de poser une question pourtant simple : avons-nous complètement perdu le contact avec la réalité? »

Ces délais ne sont pas gratuits. Chaque étude supplémentaire coûte des milliers de dollars, chaque autorisation repoussée retarde les entrepreneurs et, pendant ce temps, les coûts de construction augmentent et les infrastructures continuent de vieillir. Au bout du compte, ce sont toujours les contribuables qui paient.

La même réalité touche les agriculteurs. Certains doivent se battre contre le ministère de l’Environnement alors qu’ils ont eux-mêmes payé des agronomes et des biologistes pour analyser leurs projets et ces professionnels leur confirment qu’ils respectent les règles. Il n’est pas rare qu’ils doivent ensuite payer une nouvelle expertise ou même des amendes de plusieurs milliers de dollars lorsque le ministère arrive à une conclusion différente de son côté pour des raisons obscures. « À force de vouloir éliminer absolument tous les risques environnementaux, administratifs et réglementaires, nous avons créé un risque beaucoup plus grand : celui d’être incapable de construire quoi que ce soit dans des délais et à des coûts raisonnables », déplore Renaud Labrecque.

Selon lui, le véritable problème réside dans une culture administrative où personne ne veut prendre de risque, où chaque problème appelle une nouvelle étude et où chaque nouvelle exigence est rarement remise en question. « Un ponceau n’est pas une pyramide au temps des pharaons. Une petite intervention municipale à Thetford ne devrait jamais être traitée comme un laboratoire biologique dangereux. Les exigences environnementales doivent être proportionnelles aux risques réels du projet, avec des délais maximaux auxquels le gouvernement doit répondre. »

Renaud Labrecque estime que si le gouvernement est incapable d’autoriser un projet dans un délai établi, la municipalité ou l’entrepreneur doivent pouvoir aller de l’avant plutôt que d’être continuellement retardés par l’appareil gouvernemental. « Le Québec s’est développé parce que des générations avant nous ont eu l’ambition de construire. Aujourd’hui, notre défi est de retrouver la capacité de réaliser. Ce qui est le plus intéressant dans toute cette situation, c’est que c’est entièrement de notre responsabilité et que ça n’a rien à voir avec les États-Unis. Aider nos entrepreneurs et nos municipalités, c’est aussi réduire le nombre de bâtons qu’on leur met dans les roues. À force de tout vouloir protéger, le gouvernement tue à petit feu nos régions. Laissons-nous vivre notre plein potentiel », conclut le candidat conservateur.