Les conservateurs veulent que les décideurs soient imputables

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, était de passage à Saint-Apollinaire vendredi matin. En compagnie de son candidat dans la circonscription de Lotbinière-Frontenac, Renaud Labrecque, il a présenté une mesure qui touche l’imputabilité au sein de l’appareil public.

Par Mélanie Labrecque – Le Peuple Lotbinière – Collaboration spéciale

« Dans chacun des dépassements de coûts, personne n’est vraiment responsable, personne ne subit vraiment les conséquences de ses actes. Quand personne n’est responsable, personne ne se sent évidemment responsable et personne n’a peur de perdre son job », a soutenu, d’entrée de jeu, le chef du PCQ, Éric Duhaime.

Le PCQ s’inspire du Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA), qui liste les entreprises qui ne respectent pas les exigences en matière d’intégrité pour obtenir des contrats publics. Le Registre des administrateurs déclarés inaptes à exercer avec les ressources publiques (RADIER) toucherait les élus, fonctionnaires, sous-ministres, directeurs, etc. Il les déclarerait inaptes à gérer les fonds publics. Tout comme le RENA, le RADIER serait administré par l’Autorité des marchés publics (AMP),

« Dans la vie, un citoyen ou un entrepreneur ne peut pas faire preuve d’autant de laxisme avec son argent sans en payer les conséquences. Pourquoi le principe serait-il différent lorsque l’on parle de l’argent des contribuables ? Le réflexe des élus du gouvernement depuis trop longtemps est d’humilier, de menacer, voire de sanctionner ceux qui dénoncent les lacunes et effectuent un travail de surveillance pour corriger le problème », a indiqué Renaud Labrecque.

L’implantation de RADIER ne nécessiterait pas la mise sur pied de nouvelles structures, poursuit M. Labrecque. Il indique que l’AMP ou le bureau de la vérificatrice générale ont les outils et les ressources nécessaires. « Le grand bout du travail est déjà fait, il ne reste qu’à donner des dents à ces organes-là qui sont indépendants pour réellement sanctionner. »

Avec la collaboration de Catherine D’Amours