Roxanne Bédard relève son défi sportif et mobilise sa communauté

Roxanne Bédard a atteint son objectif à plus d’un égard avec le Projet Ricochet. Le 1er août, elle a réalisé la traversée du Grand lac Saint-François sur une distance de 24,1 kilomètres en onze heures. Ce défi, qu’elle s’était lancé dans le cadre de son projet du Programme d’éducation internationale à la Polyvalente de Thetford Mines, représentait bien plus qu’un exploit sportif. Il comportait également une dimension humanitaire puisqu’il visait à amasser des fonds pour la Fondation Monique-Fitz-Back, un organisme à but non lucratif qui a pour mission de développer la conscience environnementale et sociale chez les jeunes.

L’adolescente peut dire mission accomplie puisqu’en plus de réaliser le défi sportif, elle a dépassé son objectif monétaire, qui était de 10 000 $, en amassant 11 325 $ pour la cause. Elle estime également avoir réussi à sensibiliser sa communauté aux enjeux environnementaux, ce qui constituait l’un de ses principaux objectifs. Au cours des derniers mois, elle a d’ailleurs partagé sur les réseaux sociaux de courtes capsules vidéo visant à sensibiliser la population à différents enjeux environnementaux.

Durant cette aventure, elle a notamment appris qu’elle était capable de dépasser ses limites en travaillant sa persévérance et qu’elle pouvait exercer une influence sur sa communauté et son environnement. « J’avais beau avoir seulement 15 ans au moment de mon projet, j’ai été capable d’avoir un impact positif en ramassant des fonds pour une fondation importante en sensibilisant ma communauté et en inspirant d’autres personnes », a-t-elle raconté.

Son impact a d’ailleurs dépassé ses attentes puisqu’elle a vu des jeunes inspirés à créer leur propre projet et des personnes de tous âges voulant s’initier à la nage en eau libre. « Ça fait énormément du bien à voir ! Je ne m’attendais pas à observer des  »ricochets » aussi tôt. Cela fait en sorte que je suis très fière du volet sensibilisation de mon projet. Je sens que ma communauté est davantage prête à aider la planète. »

Dans un message publié sur Facebook, la Fondation Monique-Fitz-Back a tenu à saluer l’exploit accompli par l’adolescente. « Roxanne Bédard a relevé avec succès le défi qu’elle s’était lancé : parcourir 24 km de nage en eau libre dans le Grand lac Saint-François pour l’environnement. Cet exploit est l’aboutissement de plusieurs mois d’entraînement, mais aussi d’un important travail de sensibilisation auprès de sa communauté grâce à la création de capsules vidéo sur différents enjeux environnementaux. C’est à 16 h 50, après avoir amorcé sa nage à 6 h du matin, qu’elle a franchi la ligne d’arrivée, sous les applaudissements de ses proches venus l’encourager. […] Et comme si cet exploit n’était pas déjà remarquable, Roxanne a aussi dépassé son objectif de collecte de fonds en amassant 11 325 $ pour notre fondation alors qu’elle s’était fixé un objectif de 10 000 $. Roxanne est la preuve que les jeunes peuvent mobiliser leur communauté et être de véritables acteurs de changement. De toute l’équipe de la Fondation Monique-Fitz-Back, merci du fond du cœur Roxanne ! »

24 kilomètres de persévérance

Partie du terrain communautaire de Saint-Joseph-de-Coleraine à 5 h 59, c’est vers 17 h que Roxanne a finalement touché le quai de la marina du resto-bar La Source à Saint-Romain. « À mon arrivée, j’avais de la misère à réaliser que j’avais réussi. C’était trop beau pour être vrai, on dirait. Le parcours s’était déroulé sans anicroche et je ne m’étais pas blessée. Une fois à l’intérieur du restaurant, la réalité m’a enfin frappée : ma traversée avait été une réussite ! Je me sentais fière et soulagée que les 24 kilomètres soient derrière moi », a-t-elle noté.

Elle a affirmé avoir toujours été sûre qu’elle allait y arriver. « Tout est mieux allé que prévu. Mon bon rythme m’encourageait puisque je m’accumulais une marge en matière de temps pour mon arrivée. Je savais que je pouvais prendre plus mon temps et ne pas stresser, ce qui me mettait en confiance. »

Lors de sa préparation, elle pensait aller à un rythme de 2:40 min/100 m sans compter les arrêts. En fin de compte, elle y est allée à 2:29 min/100 m. De plus, elle craignait d’avoir froid et de perdre toute son énergie. Finalement, l’eau était très confortable », a-t-elle précisé.

L’entraînement aura représenté le plus grand défi de sa préparation, tant par le temps et les efforts qu’il a exigés que par les différents obstacles rencontrés en cours de route. « En ce qui concerne mon défi en tant que tel, le plus difficile était de garder le moral. Par exemple, quand j’étais rendue à 9 kilomètres, j’étais déjà fatiguée. Mon sentiment était valide, vu que j’avais déjà parcouru toute cette distance, mais je revenais au fait qu’il me restait 15 autres kilomètres et que je devais persévérer en gardant une bonne attitude. De plus, vers le 19e kilomètre, je commençais à avoir de la douleur aux épaules à force de les faire travailler en roulant des bras. Afin de surmonter cette sensation inconfortable, je me disais que si jamais la douleur devenait une blessure, j’aurais tout mon temps pour récupérer après mon projet. Pour l’instant même, ce qui comptait, c’était de compléter ma traversée. »

Portée par le soutien de ses proches

Le soutien reçu durant la traversée a été très important pour Roxanne. Sa famille, incluant ses parents, sa sœur, son cousin, sa tante et son oncle, était présente avec elle tout le long, avec deux amis de la famille ainsi que le kayakiste Éric Robitaille, ambassadeur pour la Fondation Monique-Fitz-Back.

Vers le 17e kilomètre, pile où elle commençait à trouver le temps long et pénible, quelques-uns de ses coéquipiers du club de natation les Équinoxes sont venus nager avec elle. Son oncle a également fait pareil pour les cinq derniers kilomètres.

« Tout le soutien que j’ai eu m’encourageait beaucoup ! Je souhaite aussi mentionner mes deux cousines, ma grand-mère et ma tante qui se sont données à cœur joie pour m’encourager à partir de la berge pendant les derniers kilomètres. Certains riverains et plaisanciers connaissaient aussi mon projet et m’encourageaient. »

Maintenant que ce projet est derrière elle, Roxanne Bédard entend bien poursuivre sur sa lancée. Elle a déjà quelques autres défis sportifs en tête, tout en souhaitant continuer à développer sa conscience environnementale et à sensibiliser la population aux enjeux qui lui tiennent à cœur.