Les commotions cérébrales dans la mire du Cégep

Les commotions cérébrales dans la mire du Cégep

Le responsable des sports

THETFORD. Le Cégep de Thetford est le premier établissement collégial au Canada à acquérir le système SportsAT qui s’attaque à la gestion des commotions cérébrales au sein de ses équipes sportives.

En effet, l’organisation a récemment fait l’acquisition d’un tapis de mesure de pression et d’un logiciel développés par la firme Tekscan de Boston. Ces nouveaux outils permettent au personnel soignant des Filons football d’effectuer une première évaluation de l’équilibre et une autre cognitive chez tous les athlètes, et ce, avant même le début officiel de la saison.

Les résultats de ces tests serviront de ligne de référence. Ces évaluations seront refaites à la suite d’une commotion ou d’une blessure. Les derniers résultats obtenus pourront donc être comparés aux premiers. SportsAT aidera le personnel soignant à documenter les différents signes et symptômes d’une commotion et à prendre les bonnes décisions. 

Pour la sécurité des jeunes

Il faut savoir que plusieurs sports d’impact sont offerts aux étudiants du Cégep de Thetford tels que le football, le hockey et le rugby. Puisque le risque de commotions cérébrales chez ces athlètes est très élevé, l’établissement a cru bon de développer un protocole apportant un encadrement supérieur et à la fine pointe de la technologie.

« Nous avons découvert au cours des dernières années que dans le sport scolaire et de compétition, les équipes n’avaient pas nécessairement de plan de match pour détecter les symptômes des commotions cérébrales. Il était donc important pour nous de s’assurer que les jeunes qui viennent à Thetford puissent être sécurisés, qu’ils obtiennent de bons rendements sur le terrain et qu’ils soient bien encadrés », a mentionné Alain Rajotte, responsable des sports.

Ce dernier se réjouit que le Cégep de Thetford ait l’opportunité d’avoir accès à un outil qui évalue l’équilibre du joueur avec des coefficients et des données. « Nous pensons avoir un protocole complet qui permet de s’assurer de la sécurité des joueurs. Il est important que le retour au jeu se fasse au bon moment et que l’athlète soit retiré du terrain lorsque cela devient pertinent », a-t-il ajouté.

En 2013, cinq joueurs au football, trois au hockey et deux en rugby ont subi des commotions cérébrales. Cette année, jusqu’à maintenant, trois joueurs de football ont eu de légères commotions. « Nous pouvons d’ores et déjà savoir comment se comporte le joueur en ce qui a trait à sa réhabilitation et à son retour au jeu. Est-ce qu’il est apte ou non à continuer? Nous pensons être sur la bonne voie et être à l’avant-garde à cet égard », a précisé M. Rajotte.

Pour le moment, seuls les joueurs au football en bénéficient. Les autres disciplines devraient y avoir accès d’ici l’an prochain.

Un travail de collaboration

Le nouveau système qu’utilise le Cégep de Thetford a été proposé par le docteur Norman Murphy, dont le fils évolue au sein des Filons football. Il travaille depuis 15 ans à titre de consultant, directeur en recherche & développement de produit et marché de la division médicale pour la société Tekscan.

M. Murphy collabore depuis deux ans avec l’établissement pour enseigner des méthodes et techniques visant à aider les athlètes à améliorer leur performance scolaire et athlétique. « Il faut se rappeler que c’est un médecin qui confirme s’il y a une commotion ou non, mais ce dernier a besoin d’informations. Nous avons donc regroupé des outils qui sont utilisés pour apporter des mesures employées dans l’évaluation des effets secondaires d’une commotion. Nous les avons intégrés dans un système informatique, soit le premier qui existe sur le marché », a-t-il fait savoir.

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