Steve Cameron fait revivre l’histoire d’un meurtre

LECTURE. Dans un livre qu’il vient tout juste de publier, Steve Cameron fait revivre une histoire célèbre dans les annales de l’histoire régionale: le meurtre de Robert Corrigan, un protestant irlandais, assassiné en octobre 1855 lors d’une foire agricole.

En fait, ce récit va au-delà du fait qui sert de trame principale à la publication du livre « The Robert Corrigan story » qui, comme son titre l’indique, est rédigé en anglais. L’histoire de ce meurtre, c’est aussi celle de l’établissement des premiers colons dans les secteurs de Saint-Jacques-de-Leeds, Saint-Sylvestre et d’une partie du territoire qui, plus tard, a formé Saint-Séverin.

Les conflits entre Orangistes (protecteurs du protestantisme) et les Ribonmen (Irlandais catholiques s’opposant au protestantisme), la découverte d’un cimetière perdu dans le rang Sainte-Marguerite à Saint-Séverin, l’histoire pour le moins particulière du procès du meurtre sont parmi les sujets qui gravitent à l’intérieur du récit.

Corrigan a vécu chez son auteur

Steve Cameron a consacré des années de recherches à colliger les informations relatives à l’affaire Corrigan. La victime du meurtre a sans contredit habité sa tête et pourrait-on dire, sa maison comme le rapportait l’épouse de l’auteur lors du lancement du livre le 14 septembre dernier. Corrigan était présent au quotidien : au déjeuner, au dîner, au souper…

Certes, le cas de Robert Corrigan a déjà fait l’objet de publications antérieures, mais l’auteur y a trouvé des faits erronés qu’il s’est donc empressé de corriger dans son livre. Pour Steve Cameron, l’histoire n’est pas encore terminée. Quelques jours après la bataille entre protestants et catholiques qui avait coûté la vie à Corrigan, son corps avait été déplacé de Saint-Sylvestre à Saint-Jacques-de-Leeds par quelque 300 orangistes. C’est dans l’ancienne école du site de la chapelle Saint-James qu’avait eu lieu l’autopsie, mais où a été enterrée la victime? Steve Cameron n’a toujours pas trouvé cette preuve dans les nombreux registres qu’il a consultés.

Le livre est disponible auprès de son auteur. On peut lui écrire au tirnanog@gmail.com.

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