Une troisième place à son tout premier marathon

La Disraeloise Mélanie Michaud-Létourneau a accompli un exploit tout à fait impressionnant en terminant en troisième place à son premier marathon de 42,2 kilomètres, le dimanche 30 août.

C’est lors du Marathon SSQ Lévis-Québec qu’elle a effectué ce brillant fait d’armes, et ce, en seulement trois heures, neuf minutes et 41 secondes. «Je ne croyais jamais que je pourrais monter sur le podium alors ce n’était pas un objectif pour moi. Je voulais plutôt le faire en bas de trois heures et dix minutes, mais comme c’était mon premier, je ne savais pas comment ça allait tourner. Je suis contente de mon résultat parce que j’ai atteint mon but», a-t-elle affirmé en entrevue avec le COURRIER FRONTENAC.

En plus de terminer au troisième rang chez les femmes, elle a également obtenu le meilleur résultat de sa catégorie d’âge, soit les 18-29 ans. «Pendant les premiers kilomètres, je n’avais aucune idée où je me classais parce qu’il y avait beaucoup de personnes devant et derrière moi. Au dixième kilomètre, j’ai su que j’étais deuxième et je suis restée à cette position pendant une bonne partie de la course. Je me suis fait dépasser au 34e kilomètre», a raconté la jeune femme de 24 ans qui travaille en tant que physiothérapeute au CAPS du Cégep de Thetford.

C’est à partir du 30e kilomètre qu’elle a commencé à avoir de la difficulté et qu’elle a littéralement frappé un mur. «Je n’avais presque plus d’énergie. C’est la chose la plus difficile que j’aie faite dans ma vie. Ton corps ne veut plus collaborer, mais tu n’as pas le choix de continuer. Ça m’a vraiment fait mal mentalement quand je me suis fait dépasser. J’avais l’impression que j’allais me faire rattraper par pleins de filles à ce moment-là», s’est-elle remémorée.

Malgré la fatigue et la douleur, elle a continué d’avancer. «Je n’avais pas le choix, il fallait que je termine. L’envie d’abandonner était très forte. Des gens m’ont encouragée le long du parcours, c’est ça qui m’a poussée à continuer.»

Changement de programme

Comme Mélanie n’avait jamais fait de marathon, elle s’était d’abord entrainée pour faire le demi-marathon. «L’an passé, le demi s’était bien passé, j’étais arrivée au deuxième rang. J’avais l’impression d’être moins en forme que l’an dernier alors je me suis dit que si je n’arrivais pas au bout du marathon complet, je serais quand même fière d’en faire la moitié alors je me suis lancée pour le 42 kilomètres», a soutenu celle qui a reçu une bourse de 500 $ pour ce résultat.

La Disraeloise a bien l’intention de tenter l’expérience de nouveau dans le futur, mais elle s’accordera un temps de pause avant. «C’est plus exigeant que je le pensais, je n’en ferais pas tous les mois. L’an prochain, c’est certain que j’aimerais en refaire un», a-t-elle précisé.

Enfin, l’un des beaux souvenirs qui lui reste de son marathon s’est produit cinq kilomètres avant la fin de la course. À ce moment-là, elle a failli abandonner quand  l’intervention d’un homme a sauvé sa course.

«J’étais en train de monter une côte et mes jambes ne voulaient plus suivre. J’ai commencé à marcher et un monsieur est arrivé à côté de moi. Il m’a dit je le sais que c’est dur alors vois cela un kilomètre à la fois. Suit moi, je vais t’aider à monter la côte. Après cela, tu vas continuer ta course et tu n’arrêteras pas. Il m’a donné un peu d’eau, j’ai recommencé à courir et je n’ai plus arrêté. Il est arrivé au bon moment et je peux dire que j’ai réussi à terminer grâce à lui.»

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