Un premier spectacle à l’international pour DJBRISS
Nolan Brisson, alias DJBRISS, a récemment franchi une nouvelle étape en présentant son premier spectacle à l’international. Le Thetfordois de 14 ans s’est produit sur la plage de Las Terrenas, en République dominicaine, le 23 août dernier. Une expérience marquante pour le jeune producteur qui s’intéresse à la musique électronique depuis l’âge de 9 ans.
C’est dans le cadre d’un voyage déjà prévu avec son père que Nolan a eu l’occasion de se produire sur place, après avoir proposé ses services à la direction de l’hôtel. Cette démarche s’est finalement transformée en une occasion unique pour le jeune DJ. Alors qu’il devait assurer l’animation musicale lors d’une fête aux abords de la piscine, les choses ne se sont toutefois pas déroulées comme prévu.
« Il y a eu un problème technique. L’audio ne fonctionnait pas, donc je n’ai pas pu le faire pour le party piscine. Ils nous ont proposé de le remplacer le lendemain avec la fête sur la plage », a-t-il expliqué en entrevue avec le Courrier Frontenac, précisant que plusieurs personnes lui ont prêté main-forte afin de régler le problème technique en prévision de sa prestation.
Il a d’abord fallu réinstaller un pilote sur son ordinateur et effectuer une mise à jour pour sa table de mixage. Celui-ci permet notamment à la table de communiquer avec l’ordinateur afin que le son soit diffusé correctement. C’était d’ailleurs la source du problème technique.
Après avoir ressenti un certain stress en raison de ce pépin, de l’importance du moment et de l’inconnu entourant cette première prestation à l’étranger, Nolan a pu entrer dans sa bulle une fois sur scène. Il a finalement pu performer avec aisance, comme il l’avait fait des dizaines de fois auparavant. Cette première expérience internationale marque une étape importante dans son parcours et lui a permis de tirer de nombreux apprentissages.
« L’ambiance était différente de ce que j’avais vécu jusqu’à maintenant. Après avoir tout réglé, ça s’est très bien passé et j’étais très heureux », a raconté celui qui classe cette prestation parmi ses souvenirs les plus mémorables. Environ 500 personnes s’étaient d’ailleurs réunies sur la plage pour faire la fête.
La musique comme terrain de jeu
Nolan Brisson s’intéresse aux sons depuis qu’il est en âge de parler. Il créait déjà des mélodies en faisant du beatbox et chantait régulièrement. Il a également commencé des cours de piano très jeune afin de développer son oreille musicale. C’est à l’âge de 9 ans qu’il s’est véritablement lancé dans la création musicale, inspiré par le producteur français Ysos.
Il a principalement appris de façon autodidacte, à l’aide de tutoriels sur Internet, mais également grâce à son mentor Étienne Pereira avant de commencer à créer ses propres mélodies. Il a par la suite découvert l’univers de la musique électronique grâce à Marshmello, James Hype, Mike Demero et Tom Duno. Impressionné par leur travail et leur expérience devant de grandes foules, il a alors décidé de se lancer lui aussi.
Son style musical s’inscrit en général dans la « Tech House » et l’EDM [Electronic Dance Mucic]. Ses compositions originales sont actuellement disponibles sur les principales plateformes de diffusion musicale.
Celui qui se produit devant public depuis l’âge de 11 ans compte aujourd’hui une quarantaine de spectacles à son actif. En plus de sa prestation en République dominicaine, il conserve un souvenir précieux de son passage au Mont-Sainte-Anne dans le cadre de la Coupe du monde de vélo de montagne.
« Il y avait vraiment beaucoup de gens. C’est le plus gros spectacle que j’aie fait jusqu’à maintenant. L’ambiance était folle, tout le monde était là pour faire le party », a-t-il raconté, se souvenant notamment d’avoir vu les organisateurs appliquer de la vaseline sur les poteaux du chapiteau afin d’empêcher les fêtards d’y grimper.
En février, il sera sur scène à la salle Dussault en première partie de Dan Desnoyers dans le cadre du Bal polaire Blanc & Néon, au profit du Centre de stimulation l’Intercom. Ce n’est pas la première fois qu’il participera à un événement-bénéfice, lui qui prend part à environ deux rendez-vous de ce type par année pour des causes liées à la jeunesse.
Pour Nolan et ses parents, la musique demeure avant tout un jeu et une activité pratiquée par plaisir. L’essentiel est de permettre au jeune artiste de s’amuser à pratiquer sa passion. Parmi ses rêves, il souhaite se produire sur certaines des plus grandes scènes du monde, notamment à Tomorrowland, en Belgique, l’un des festivals de musique électronique les plus reconnus à l’échelle internationale. Il aimerait également fouler les scènes de l’Unity Electro Fest et du Festival d’été, à Québec, d’Osheaga et d’ÎleSoniq, à Montréal, ainsi que celle du Beachclub de Pointe-Calumet.
