Renaud Labrecque représentera la bannière conservatrice dans Lotbinière-Frontenac

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) a annoncé la candidature de Renaud Labrecque dans la circonscription de Lotbinière-Frontenac en vue des élections générales prévues en octobre prochain.

Résidant à Saint-Antoine-de-Tilly, il détient un diplôme en relations humaines de l’Université Concordia. Après avoir œuvré comme intervenant auprès de jeunes éprouvant des difficultés à Lévis, il a effectué une transition vers le domaine administratif il y a une dizaine d’années.

Il est actuellement directeur général de la municipalité de Parisville, dans la MRC de Bécancour, chroniqueur dans différents médias et entraîneur des Filons football du Cégep de Thetford depuis près de cinq ans.

Renaud Labrecque estime que son cheminement l’a naturellement conduit vers la politique. « Je ne suis pas un politicien de carrière. Mon parcours s’est construit sur le terrain. J’ai constaté que le Québec ne manque pas de ressources, mais qu’il doit mieux gérer celles qu’il possède déjà. Je veux mettre mon expérience au service des citoyens de Lotbinière-Frontenac afin de contribuer à une gestion plus rigoureuse, plus efficace et davantage axée sur les résultats. »

Le représentant conservateur a d’ailleurs tenu à saluer le travail accompli par la députée sortante Isabelle Lecours. « En 2026, la politique n’est pas facile pour un homme et encore moins pour une femme. Elle a donné huit ans de sa vie. Qu’elle soit dans un autre parti et qu’elle ait d’autres idées qui ne conviennent pas du tout avec les miennes, nous n’avons pas le choix de le souligner. »

Parmi les enjeux qui l’interpellent, Renaud Labrecque a notamment évoqué le dernier appel d’offres pour le futur CLSC à Thetford Mines. « C’est un dossier assez boiteux. On a fait une pression malsaine au niveau du gouvernement provincial et là-dessus, je n’ai pas le choix de défendre un peu le maire Marc-Alexandre Brousseau. »

Le candidat reproche au gouvernement du Québec d’avoir lancé l’appel d’offres sans s’être entendu avec la Ville de Thetford Mines concernant l’emplacement du bâtiment. « Il a délimité un quadrilatère alors qu’on y trouve des terrains qui ne sont ni zonés ni aptes à accueillir une telle infrastructure. Cela obligeait la Ville à procéder à un changement de zonage au niveau de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, ce qui nécessite plusieurs mois et qui s’avérait impossible. On a mis un peu le couteau sous la gorge de la Ville tout en faisant en sorte qu’elle ait l’odieux de dire non. Ce n’est pas comme ça que l’on doit travailler. Nous sommes censés nous entraider. »

L’aspirant député se désole également de voir le projet de loi 17 portant sur le stockage géologique du dioxyde de carbone (CO2) ne pas être adopté avant la fin de la présente session parlementaire. « Nous pourrions revaloriser les résidus miniers dans une économie circulaire très utile plutôt que de commencer à zéro, comme c’est le cas dans la MRC des Bécancour avec la filière batterie qui n’existait pas. Nous avons les ressources et des gens intéressés, mais la région doit attendre parce que ce projet de loi n’est pas adopté. »

Toujours dans le dossier de l’amiante, Renaud Labrecque s’est dit sensible à l’enjeu entourant la réutilisation sécuritaire des sols contaminés. « Ce sont des milliers, voire des millions de dollars que la Ville de Thetford Mines lance indirectement dans le feu à cause de la réglementation. Annoncer des allégements sans jamais les porter à terme, nous n’avançons pas collectivement. […] Je suis conscient que le candidat libéral est très proche de ce dossier et que c’est une réalité qu’il connaît assurément bien. Nous ne nous chicanerons pas à ce sujet. Il faut être capable de faire preuve de transpartisanerie à un certain moment. […] Les maires de la circonscription peuvent être rassurés. Nous comprenons l’enjeu et nous voulons aller de l’avant entourant les normes liées à l’amiante. La déréglementation doit se faire. »

Un candidat de premier plan

Le chef du PCQ, Éric Duhaime, n’a pas caché son enthousiasme envers sa nouvelle recrue. « Renaud, c’est quelqu’un qui sait très bien vulgariser les politiques publiques. Je l’ai suivi en tant que chroniqueur et ça m’a beaucoup plu de lui. »

Il considère que le parcours sportif du candidat constitue également un atout, tout en soulignant son implication dans la communauté.

M. Duhaime croit que son parti possède de réelles chances de faire élire un député dans la circonscription. En 2022, le candidat Christian Gauthier avait récolté 32,2 % des voix, terminant ainsi en deuxième position. « À peu près tous les sondages indiquent que nous sommes en avance depuis déjà plusieurs mois dans le comté. Renaud a l’occasion de partir sa campagne dès maintenant et de prendre une longueur d’avance encore plus importante. Puis, il faut qu’on rentre. Je pense que Lotbinière-Frontenac est un terreau conservateur traditionnel », a-t-il avancé.

En plus des dossiers soulevés par son candidat, Éric Duhaime a indiqué s’être fait interpeller par des citoyens au sujet de la future ligne à haute tension Appalaches-Bas-Saint-Laurent. « Je veux rencontrer les gens qui sont opposés au projet. Je vais également le demander à Renaud. Je pense que c’est important d’échanger avec tout le monde. Je sais que les caquistes ont refusé de le faire. Je ne dis pas que je suis pour ou contre ce projet parce que je n’ai pas toute l’information, mais nous voulons savoir combien ça coûterait de plus pour enfouir la ligne et qu’elles sont les autres alternatives. Est-ce que c’est le corridor emprunté le problème? Il y a plusieurs questions, mais nous avons très peu de réponses. »

Enfin, le chef conservateur a précisé que son candidat et lui présenteront des propositions plus détaillées au cours de la campagne électorale concernant les divers enjeux locaux. « D’ici là, nous voulons prendre le temps de rencontrer des gens qui ont des points de vue sur différents dossiers. Avant de prendre position, c’est important d’écouter le monde. »