« Il est où le bonheur, il est où? » : il semble que la réponse se trouve à Thetford Mines

Si l’auteur-compositeur-interprète Christophe Maé se demandait dans une chanson « Il est où le bonheur, il est où? », une partie de la réponse pourrait bien se trouver à Thetford Mines. En effet, la fin de semaine dernière, le Journal de Montréal et le Journal de Québec ont publié une grande enquête réalisée en 2025 par Léger sur l’indice de bonheur des Québécois et Thetford s’y distingue en se hissant au cinquième rang du palmarès des villes. Il s’agit d’un bond de 20 positions par rapport au dernier classement de 2021.

Pour le maire Marc-Alexandre Brousseau, ce résultat est représentatif de ce qui se passe en ville. « Nous avons connu des temps plus difficiles, mais je crois que les gens reconnaissent aujourd’hui le travail qui a été fait et comment ça va bien maintenant. Il y a de l’emploi diversifié et les maisons sont abordables si on se compare à d’autres endroits. »

Selon lui, c’est surtout le temps, cette ressource précieuse, qui fait la différence par rapport à d’autres. « Les inconvénients des grandes villes comme le trafic, nous ne les avons pas. Nous avons à peu près tous les services dont nous avons besoin à quelques minutes. Il est possible de tout faire à moindre coût avec du temps et une qualité de vie. Le plein air et la nature, accessibles en quelques minutes, en sont de parfaits exemples. »

Le maire Brousseau explique le bond par rapport au dernier classement à la situation économique de la ville qui rejoint la population. « Ça ne fait pas si longtemps que tout le monde l’a bien saisi parce que ce qui se passe dans les parcs industriels, les gens ne le remarquent pas tant. Il y a aussi des bannières commerciales qui ont fait le choix de s’installer chez nous, puis la construction multirésidentielle va bien. Que ce soit au niveau des infrastructures, des loisirs, des événements ou des activités offertes, il y en a vraiment pour tous les goûts. Nous avons une ville dynamique et la bonne humeur est au rendez-vous. »

D’après la directrice générale, Marie-Eve Mercier, le changement d’image de marque et les campagnes de publicité lancées par la Ville depuis 2018 ont beaucoup aidé à améliorer la perception. « Il y a vraiment des gens qui ont emménagé chez nous à la suite de ces campagnes. Ils n’avaient pas de parenté ici, mais ils ont été intrigués. L’an passé, j’ai rencontré un couple qui travaille dans les assurances et ils m’ont dit que l’accès à la propriété était impensable pour eux à Montréal. Ils sont en télétravail et ils ont vu passer une publicité sur Thetford. Ils sont venus par curiosité, ils sont restés et ils sont très contents. Avec ces campagnes, je crois que c’est comme si on était venu mettre de la couleur sur notre ville en disant aux gens qu’on existe. »

Une opinion que partage Marc-Alexandre Brousseau, qui estime que cela a contribué à redorer le blason de Thetford. « Des personnes qui ne connaissaient pas du tout la ville ont choisi de s’y installer, et d’autres, originaires d’ici, sont revenues, mais pas seulement des retraités », a-t-il souligné.

« Les gens de l’extérieur ne comprennent pas toujours l’engouement qu’il y a ici, mais ils en entendent parler. Ils trouvent ça le fun et ils se demandent ce qui se passe. Je pense que c’est un travail de longue haleine et au quotidien avec des morceaux du casse-tête qui se mettent en place », a conclu Mme Mercier.