Jessika Lacombe tourne la page sur 20 ans de vie politique à Saint-Adrien-d’Irlande
La mairesse de Saint-Adrien-d’Irlande, Jessika Lacombe, a annoncé qu’elle ne sollicitera pas de nouveau mandat à l’automne. Après un peu plus de 20 ans d’engagement en politique municipale, elle estime être rendue à une autre étape de sa vie.
« J’ai un emploi et une famille qui me prennent beaucoup de temps. J’ai aussi fait le tour de mes idées et projets pour la municipalité. J’ai maintenant envie de penser à moi et de ralentir un peu mon rythme », a-t-elle confié au Courrier Frontenac.
Déjà en 2021, Mme Lacombe songeait à se retirer, mais s’était représentée par devoir, puisqu’aucun autre candidat ne s’était manifesté. Réélue sans opposition, elle a accepté de prolonger son mandat de quatre ans. « J’avais encore de l’énergie à donner. Selon mes recherches, je serais la mairesse qui est demeurée le plus longtemps en poste à Saint-Adrien-d’Irlande. J’ai fait mon bout de chemin et il est temps qu’une autre personne prenne les rênes avec de nouvelles idées. »
Des réalisations et des défis
Arrivée dans la municipalité au début de la vingtaine, elle se souvient d’un milieu de vie peu animé. « Il n’y avait pas de parcs, de loisirs, ni d’activités sociales. On percevait même une division entre les citoyens du village et ceux du secteur rural. Nous avons donc travaillé à recréer des liens en organisant des activités communautaires et en réalisant des projets qui perdurent dans le temps. Cela me rend fière. »
Parmi les réalisations marquantes, elle cite la modernisation du réseau d’aqueduc, la construction du chalet des sports et les travaux d’asphaltage du rang 10.
Le dossier des éoliennes, en 2014, a quant à lui constitué un immense défi. « Certains citoyens en voulaient, d’autres non. Cela a créé beaucoup de tensions. J’ai même été poursuivie par un résident qui m’accusait faussement d’avoir accepté des enveloppes brunes. L’affaire s’est réglée en deux jours, mais ce fut une grande source de stress inutile. Finalement, le projet est tombé. »
Autre enjeu important : la réfection du réseau d’égout, attendue depuis plus de 20 ans. « Nous nous battons toujours pour une subvention gouvernementale, mais c’est sans cesse la même histoire, soit il manque un document, soit il n’y a plus de fonds disponibles. C’est une perte de temps et d’énergie qui finit par user », a-t-elle déploré.
Pour Mme Lacombe, la politique municipale a représenté une belle expérience de vie. « Certaines personnes se présentent par conviction politique, mais moi, c’était surtout le volet familial qui me motivait. À mes débuts, la population était vieillissante. Aujourd’hui, de jeunes familles s’installent dans le village. C’est merveilleux. Je peux dire que j’ai énormément appris au fil de toutes ces années. »
Elle entend d’ailleurs continuer à s’impliquer dans la communauté, mais de manière différente.
