Le fondateur du groupe en ligne «Diagolon» a été arrêté en Nouvelle-Écosse

La Presse Canadienne
Le fondateur du groupe en ligne «Diagolon» a été arrêté en Nouvelle-Écosse

OTTAWA — Le fondateur du groupe en ligne «Diagolon» et figure bien connue dans les milieux de l’extrême droite canadienne, Jeremy MacKenzie, a été arrêté mercredi en Nouvelle-Écosse en lien avec une allégation d’agression datant de l’année dernière en Saskatchewan.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) de la Nouvelle-Écosse a confirmé que M. MacKenzie a été arrêté à Cole Harbour en vertu d’un mandat d’arrêt pancanadien lancé en juillet.

«M. MacKenzie sera placé en détention préventive dans le cadre du processus judiciaire lié à son mandat d’arrestation», a expliqué le porte-parole de la GRC de la Nouvelle-Écosse, Chris Marshall, par courriel.

Le fondateur de «Diagolon» est accusé de voies de fait, d’avoir pointé une arme à feu, de méfait et d’avoir utilisé une arme à autorisation restreinte de façon négligente. La GRC de la Saskatchewan avait déposé ces accusations après avoir reçu, en mars dernier, un témoignage concernant une agression qui serait survenue dans cette province en novembre 2021.

L’homme de 36 ans a également été accusé dans sa province natale, la Nouvelle-Écosse, de 13 infractions liées aux armes à feu après une perquisition de la police en janvier.

M. MacKenzie a par ailleurs été accusé de harcèlement et d’intimidation en mars en lien avec une manifestation contre le port du masque devant le domicile du médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, le Dr Robert Strang.

Lundi, le chef conservateur Pierre Poilievre avait demandé à la GRC d’enquêter sur M. MacKenzie après la diffusion d’une vidéo dans laquelle le fondateur de «Diagolon» a commenté l’apparence physique de la femme de M. Poilievre, Anaida, et lancé: «Violons-la!».

«Les gens peuvent attaquer ma politique, ils peuvent m’insulter, ils peuvent contester mes idées et ce que je défends. Mais menacer ma femme et ma famille, c’est épouvantable, et je ne le tolérerai pas. Laissez ma famille tranquille», avait dénoncé le chef conservateur.

Dans une entrevue avec La Presse Canadienne, lundi, M. MacKenzie a soutenu qu’il parlait depuis des heures lorsqu’il a réalisé cette vidéo, qu’il avait bu et qu’il ne pensait pas réellement à mal lorsqu’il a fait ces commentaires sur la femme de M. Poilievre.

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