Malgré l’excitation, Matthew K. Bergeron demeure les pieds sur terre

Malgré l’excitation, Matthew K. Bergeron demeure les pieds sur terre
Matthew K. Bergeron a a évolué deux ans avec les Filons du Cégep de Thetford. (Photo : Orange de l'Université de Syracuse)

Matthew K. Bergeron a parcouru bien du chemin depuis qu’il a porté l’uniforme des Vicas de Victoriaville avant de poursuivre sa carrière avec les Filons du Cégep de Thetford.

Matthew K. Bergeron

Après avoir brillé sur les terrains québécois, le colosse de 6 pieds 5 pouces et 325 livres a fait le saut dans la NCAA, aux États-Unis, où il vient de disputer quatre saisons avec l’Orange de l’Université de Syracuse. Il frappe désormais aux portes de la National Football League (NFL). Il a récemment confirmé son admissibilité à la prochaine séance de sélection de la NFL qui se tiendra, du 27 au 29 avril, à Kansas City.

Si l’excitation s’avère palpable, lui qui est susceptible d’entendre son nom au cours des trois premières rondes selon plusieurs observateurs, le principal intéressé fait néanmoins preuve d’un calme désarmant. Il est conscient du chemin parcouru, mais de son propre aveu il en reste encore beaucoup à parcourir.

C’est pour cette raison qu’il a notamment renoncé à participer au Pinstripe Bowl avec ses coéquipiers de l’Orange de Syracuse. Il préfère se concentrer sur les événements précédant le repêchage. Il participera, entre autres, à un camp d’évaluation (Combine) de la NFL à Indianapolis en février. Le mois suivant, toujours avec les meilleurs finissants de la NCAA, il prendra part au Pro Day. Les participants seront notamment soumis à des tests physiques devant les recruteurs et les dirigeants des différentes équipes de la NFL.

Enfin, en avril, il s’exécutera au Senior Bowl, soit une semaine d’entraînement et un match disputé encore devant les yeux des dirigeants des formations de la NFL. « C’est la fin de ma carrière universitaire, mais le début d’une nouvelle aventure. Tout est à faire », a insisté le Victoriavillois.

Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, sa seule préoccupation est de tout donner sur le terrain, et ce, comme il a toujours pris soin de le faire depuis le début de sa carrière. Pas question pour lui de se tracasser avec ce qui se trouve hors de son contrôle. Il n’accorde d’ailleurs pas d’importance à son rang de sélection. Il a fait remarquer avec justesse que Tom Brady a été un choix de sixième ronde (199e au total). On connaît la suite. Le quart-arrière est devenu l’un des plus grands joueurs de l’histoire de la NFL, ayant accumulé plusieurs championnats et de nombreux titres individuels.

INSPIRÉ ET INSPIRANT

Les Québécois sont rares dans la NFL et Matthew K. Bergeron ne cache pas que ses compatriotes Laurent Duvernay-Tardif (Jets de New York) et Benjamin St-Juste (Commanders de Washington) s’avèrent des sources d’inspiration.

Il est du même coup conscient que lui-même peut servir d’inspiration à plusieurs jeunes footballeurs de la province.

Il n’a pas encore amorcé sa carrière professionnelle que déjà il a laissé entendre qu’il compte ultérieurement redonner à la jeunesse québécoise. Il croit que ceux qui touchent aux rangs professionnels se doivent de partager leur expertise et leur expérience avec les jeunes afin de favoriser le développement du football au Québec.

D’ailleurs, quand il aura conclu sa carrière de joueur qu’il souhaite évidemment la plus longue et la plus fructueuse possible, il aimerait agir comme entraîneur afin de redonner, du moins en partie, ce qu’il a reçu pour lui permettre de gravir chacun des échelons. Il est reconnaissant de tous les entraîneurs qu’il a côtoyés au cours des dernières années. Il considère qu’il a beaucoup appris, et ce, partout où il est passé.

QUATRE ANNÉES MÉMORABLES

Si le Québec a jeté les bases du joueur qu’il est devenu, c’est véritablement lors de son arrivée aux États-Unis, à l’Université de Syracuse, que Matthew K. Bergeron a réalisé que son rêve de la NFL devenait accessible.

Même si l’équipe a connu des hauts et des bas durant son passage, il ne retient que du positif de son association avec l’Orange. Après des saisons de 5-7, 1-10 et 5-7, la formation a maintenu une fiche supérieure à .500 au cours de la dernière campagne, soit un dossier de sept gains et cinq revers. Le joueur de ligne offensive a récolté au passage plusieurs honneurs hebdomadaires et annuels. Plus que le rendement sur le terrain, il va se rappeler à jamais l’esprit de camaraderie qui régnait au sein de l’équipe. Ce qui lui a fait dire que les quatre dernières années ont été mémorables.

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