Une autre défaite amère pour l’Unicanvas

Pour une deuxième fois en une semaine, l’Unicanvas de Thetford est venu à un cheveu de s’enfuir avec la victoire en septième manche, mais c’est par une défaite que le match s’est terminé. Dimanche, il a encaissé un revers de 7-6 devant le Big Bill de Coaticook, rencontre qui a pris fin alors que les coussins étaient tous occupés.

Texte de Pierre Nadeau

Tirant de l’arrière 7-1, l’Unicanvas est revenu avec cinq points à ses deux derniers tours au bâton, mais ce ne fut pas suffisant. « On a joué un bon match, mais les petits détails ont tourné en leur faveur. On n’a pas réussi à tourner une balle à double jeu, une ou deux erreurs en défensive qui ont mené à des points de l’autre côté », a mentionné Renaud Desjardins.

L’entraîneur est revenu sur le point où il a pensé changer le lanceur Matt Marsh. « J’aurais peut-être dû le remplacer un peu plus vite. On était deux à y penser. Je pensais le changer et l’autre disait : ”je ne pense pas”. J’ai décidé de ne pas le changer et ç’a donné un grand chelem, ce qui a fait la différence. »

Il a avoué que l’équipe s’est réveillée un peu tard. « On était rendus en sixième manche quand on a inscrit quatre points. En septième, les deux premiers retraits étaient de mauvais élans avec trois balles, ce qui a fait en sorte qu’au lieu de n’avoir aucun retrait et gagner le match, on a eu deux retraits et trois gars sur les buts. »

Avant cette sixième manche, l’Unicanvas n’avait frappé que trois fois en lieu sûr. « Il faut donner le crédit à leur lanceur partant qui était dominant. Il avait quatre lancers différents qu’il envoyait pour des prises et qui bougeaient tous différemment. Quand on s’est mis à faire des points contre lui, il a cassé. Il avait perdu de la vélocité et le marbre. En résumé, il a bien lancé, mais on aurait pu faire mieux. »

John Anthony Lantigua a produit deux points. Les autres appartiennent à Johnnuelle Ponce, Louis Gendron, Enrico Roy et Samuel Pearson.

Quatre matchs en autant de jours

La prochaine semaine, tout comme le mois de juillet, s’annonce chargée pour l’Unicanvas. À compter de mercredi, l’équipe disputera quatre rencontres en quatre jours et toutes sur le terrain de l’adversaire.

Le tout commencera par une visite à Victoriaville mercredi, suivie d’un arrêt à Drummondville vendredi et le périple sur la route se conclura par un programme double à Coaticook samedi. Un calendrier que Renaud Desjardins redoute parce que le club aura besoin de renfort, particulièrement au monticule.

« On a absolument besoin d’un lanceur. On va avoir quatre matchs par semaine et on ne pourra fonctionner à deux partants comme c’est le cas présentement. C’est difficile de dire comment on va faire pour se sortir de ça. »

Le résultat de tous ces matchs va faire foi de la position finale au classement. « Notre fiche est de quatre victoires et dix défaites, mais le deuxième rang n’est pas si loin que ça. Il n’y a que Coaticook qui se démarque dans notre division et je pense que tout est possible, mais il va falloir travailler fort et que les gars se présentent régulièrement aux matchs, sinon ce sera un mauvais mois de juillet », a conclu l’entraîneur.