Trop tard pour arrêter la démolition

Par Pascal Gourdeau

Le cabinet du ministre de la Santé, Dr Réjean Hébert, a confirmé vendredi dernier aux membres de la Coopérative de solidarité en développement local de Saint-Ferdinand (COSODELO) que la démolition de l’ex-hôpital Saint-Julien était maintenant irréversible.

Une semaine plus tôt, un représentant du cabinet du ministère de la Santé s’était rendu à Saint-Ferdinand afin de survoler avec des gens de la COSODELO les restes de l’ex-hôpital Saint-Julien et évaluer la situation. « C’est bien plate à dire, mais sa conclusion a été que la démolition était trop avancée pour arrêter les travaux. C’est regrettable pour ce bâtiment-là », nous a confié en entrevue téléphonique le président de la COSODELO, Frédéric Gariépy.

 

Une décision également confirmée au quotidien La Tribune par l’attachée politique au cabinet du ministre Hébert, Ariane Lareau. « Nous trouvions important de nous rendre sur les lieux, ce que n’a jamais voulu faire l’ancien ministre Yves Bolduc, mais sur place nous n’avons pu que constater que les travaux étaient maintenant trop avancés pour revenir sur la décision prise par les libéraux », a déclaré Mme Lareau au journaliste Yanick Poisson.

 

La faute aux libéraux

 

Mais si la récente décision provient d’un gouvernement péquiste, le président de la COSODELO continue tout de même de blâmer principalement le Parti libéral pour la démolition des bâtiments St-Julien. « Ce qui est plate, c’est que Jean Charest, Laurent Lessard et Claude Bachand le savaient que les élections s’en venaient. Ils se sont arrangés pour donner le contrat de démolition juste avant les élections. Je trouve ça innocent de leur part. Ça fait suer! », peste M. Gariépy, accusant également le conseil municipal de St-Ferdinand d’avoir « planté » le projet de réaménagement de l’hôpital St-Julien.

 

Ce dernier estime même qu’avec « un peu de bonne volonté, il y a encore quelque chose à faire avec les bâtiments Saint-Julien. Il y a toujours quelque chose à faire ». Une vision que ne partage plus le gouvernement Marois. « Ça nous coûterait excessivement cher de revenir sur les contrats octroyés, en plus de devoir entretenir et sécuriser le bâtiment. D’autant plus qu’il n’y a pas vraiment de projets assez solides et viables à l’heure actuelle pour justifier tout ça », a expliqué Ariane Lareau à La Tribune.

 

Selon nos sources, les membres de la COSODELO devaient se rencontrer cette semaine afin de décider s’ils démantelaient leur organisme qui n’a vraisemblablement plus sa raison d’être, au terme des derniers développements.

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