Entrevue avec Marie-Mai : regard vers le passé, le présent et le futur

Entrevue avec Marie-Mai : regard vers le passé, le présent et le futur
La chanteuse s'est entretenue avec le COURRIER FRONTENAC en marge de son spectacle à Thetford Mines.

THETFORD. Dans le cadre de son passage au Festival Promutuel de la relève, Marie-Mai a eu la gentillesse d’accepter de s’entretenir avec le COURRIER FRONTENAC avant d’entrer en scène vendredi soir. En fin de parcours de sa tournée estivale, l’auteure-compositeur-interprète nous a parlé du festival à Thetford Mines, de sa série de spectacles qui se termine et de ses plans pour le futur.

Courrier Frontenac : Que penses-tu du Festival de la relève?

Marie-Mai: Je trouve ça extraordinaire comme festival et l’emplacement est vraiment très beau. Chaque fois qu’on joue dans une rue entourée d’immeubles, on a l’impression que des gens il y en a à perte de vue. Je trouve toujours ça plaisant de voir des artistes de la nouvelle génération.

C.F.: Que penses-tu des artistes qui ont assuré ta première partie?

M.-M.: Carolane Cloutier était dans mon équipe à La Voix et Julie Lefebvre, ce sont des artistes que j’aime beaucoup et j’ai reconnu leur talent très rapidement. Je suis sûre que les gens dans la foule vont reconnaître leur talent également. J’adore leur donner une belle vitrine. La chose la plus importante quand on est un artiste et qu’on commence dans ce métier, il faut faire confiance à son instinct. Quand j’ai commencé, il y a 11 ans, j’ai tenu à faire les choses à ma façon. Je tenais à me tromper, à recommencer et à travailler. Je trouve ça le fun de voir la nouvelle génération de chanteuses faire la même chose.

C.F.: Le Festival de la relève est un événement gratuit pour les spectateurs. Ça ne doit pas arriver souvent que les gens aient la chance de voir un spectacle gratuit de Marie-Mai?

M.-M.: Non ça n’arrive pas souvent, mais j’en fais quelques-uns par été lors des festivals comme les Francofolies de Montréal. C’est le fun de voir qu’il y a de la place pour des festivals comme ceux-là et c’est quelque chose qui doit rester. Je le sais que c’est compliqué en raison des subventions. Aussi, le facteur le plus dommage au Québec pour les festivals, c’est la température. Ça peut être très dur sur certains événements si une année peu de gens se déplacent en raison du mauvais temps.

C.F.: Comme tu es arrivée tôt à Thetford Mines, as-tu eu le temps de faire le tour de la ville un peu?

M.-M.: Je suis allée dormir! C’est plate comme réponse, mais nous avons tellement été occupés dans les deux dernières semaines! Je ne pourrais pas nommer toutes les villes, mais nous sommes allés à Chibougamau, Lévis, Nouveau-Brunswick, Lachute, Saint-Jean-sur-Richelieu et je suis allée à New York trois jours. J’ai fait tellement de spectacles, mais c’est aussi ça que je voulais faire cet été. Je voulais vraiment avoir les deux pieds sur une scène avec mes musiciens et tripper à fond. Ça fait aussi que je suis un peu fatiguée, donc quand j’ai un après-midi de repos, ça fait du bien!

C.F.: Comment se passe ta tournée jusqu’à maintenant?

M.-M.: Nous avons eu le moment de notre vie pendant chaque spectacle et ce soir ne fera pas exception. Nous allons nous donner à 300 %. Il ne reste que trois spectacles avant la fin de la tournée et je ne retourne pas en salle à l’automne. Je prends vraiment une pause et je ne sais pas combien de temps ça va prendre avant que je propose un nouveau spectacle alors je compte bien en profiter.

C.F.: Que préfères-tu entre les spectacles en salle ou à l’extérieur?

M.-M.: Je ne préfère pas l’un à l’autre. Dans un spectacle en salle, tout est réglé au quart de tour et nous avons de la place pour un plus gros décor. C’est tellement différent de faire une tournée en salle ou de festivals. Il y a quelque chose de plus libre dans un spectacle à l’extérieur. Les gens ont pris un petit verre et ont du fun. Il y a une ambiance de party qui s’installe. Ça change la manière dont nous montons le spectacle puisqu’à l’extérieur, il y a plus de tempo, ça bouge beaucoup. Je veux que les gens dansent du début jusqu’à la fin. Un moment donné, tu as toutefois hâte de retrouver le confort de la salle!

C.F.: Il y a plusieurs personnes qui se sont déplacées de Montréal, Québec, Drummondville et bien d’autres endroits pour te voir à Thetford Mines. Est-ce qu’on s’habitue à cet amour?

M.-M.: Non, pas du tout! La journée où je vais m’habituer à ça, je suis mieux de changer de métier! C’est un métier qui est éphémère. J’ai la chance de faire ça depuis 11 ans et ce n’est pas rien. J’ai fait cinq albums et le public a toujours été là. Nous avons une industrie toujours en changement et parfois on se cherche. Je suis contente de toujours avoir eu une constance dans ma carrière et cette constance, ce sont mes fans. Je suis chanceuse de les avoir trouvés et d’avoir pris ma place. Je ne tiendrai jamais ça pour acquis parce que ça peut partir tellement rapidement. Chaque fois que je me retrouve sur la scène, je me dis qu’il faut que je vive ce moment parce que ça peut partir n’importe quand.

C.F.: Comme ta tournée se termine bientôt, le 23 août, quels sont tes plans par la suite?

M.-M.: Il y a quelques petits trucs au Québec comme le gala KARV et le gala de l’ADISQ. En novembre, Fred (St-Gelais, son mari) et moi partons six mois en Californie. Nous voulons aller écrire pour d’autres artistes. Nous partons là-bas et nous plongeons dans le vide. Nous ne savons pas encore pour qui nous allons écrire, mais mon chum connait beaucoup d’auteurs-compositeurs et il a des contacts dans des maisons de disque. J’adore le processus créatif dans le fait d’écrire pour d’autres. Je l’ai déjà fait ici pour Marc Dupré et David Usher alors je suis prête à partir, prendre le risque et mettre la barre haute pour réussir là-bas.

C.F.: Est-ce que tu souhaites aussi te positionner aux États-Unis comme chanteuse?

M.-M.: Pour le moment, je ne suis pas rendue là et ce n’est pas dans les plans. Comme je l’ai mentionné dans plusieurs médias, je souhaite fonder une famille et c’est une priorité pour moi. Avoir un bébé et faire une carrière internationale, ça ne va pas bien ensemble. Pour le moment, aller écrire pour d’autres artistes me permet de continuer d’être créative et de faire ce que j’aime. Pour ce qui est de ma carrière, qui sait? Peut-être dans plusieurs années!

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