Le projet d’aménagement de la rivière Palmer est complété

Un projet d’aménagement du bassin versant de la rivière Palmer, évalué à 150 000 $, vient de se terminer à Saint-Pierre-de-Broughton. Celui-ci a pour objectif d’améliorer la qualité de l’habitat de la truite mouchetée, une espèce indigène d’intérêt pour la pêche sportive.

Réalisé par le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC), l’aménagement se retrouve plus précisément dans les secteurs des 15e et 16e rangs. Six seuils, quatre déflecteurs doubles, trois déflecteurs simples ont été aménagés dans les rivières Palmer et Perry, créant ainsi une alternance de rapides et de fosses. L’ensemble de ces aménagements permet de réunir toutes les conditions nécessaires au cycle de vie de l’espèce, soit des zones de frayères, d’alimentation et des abris.

« Ce type d’intervention correspond parfaitement à la mission de l’organisme de bassin versant, qui est de mettre en place la gestion intégrée de l’eau sur le territoire des bassins versants de la zone Bécancour. Réaliser des aménagements durables pour l’habitat et la reproduction du poisson est une action identifiée dans le Plan directeur de l’eau. Le projet du bassin de la rivière Palmer est un bel exemple de concertation et de collaboration avec nos nombreux partenaires de différents horizons, et nous espérons que d’autres projets du genre se concrétiseront prochainement », a soutenu Gilles Brochu, président du GROBEC.

« Harmoniser l’activité agricole et l’amélioration des habitats fauniques est un objectif important du programme de mise en valeur de la biodiversité en milieu agricole qui est soutenu par Syngenta et l’Union des producteurs agricoles du Québec. La présence d’une faune diversifiée demeure un indicateur reconnu de tous de la qualité du milieu qui nous entoure », a affirmé André Martin, président-directeur général de la Fondation de la Faune du Québec.

Les gens du GROBEC ont précisé que dès le printemps, les pêcheurs pourront profiter de l’aménagement et de la présence d’une bonne population de truites mouchetées. « Il s’agit d’un projet qui aidera à faire en sorte que la Chaudière-Appalaches, longtemps reconnue comme une région à truite, puisse reprendre ses lettres de noblesse », a conclu Claude Grondin, directeur des initiatives fauniques de la Fondation de la faune du Québec.

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