Gala Zénith : un doublé pour Sonia Vachon

THETFORD. La présidente de l’entreprise DSD International de Thetford Mines, Sonia Vachon, a été récompensée à deux reprises, jeudi soir, lors de la huitième édition du Gala Zénith. Cette dernière a mis la main sur le titre de «Femme d’affaires de l’année» et de «Personnalité de l’année».

À la tête depuis un an de l’entreprise qui fabrique, entre autres, des becs verseurs sécuritaires pour contenants d’essence, la lauréate a démontré un profond inconfort en recevant son premier prix comme étant la femme d’affaires de l’année. Elle a d’ailleurs avoué ne pas être attirée par ce genre d’événement reconnaissance.

«Quand j’ai vu le profil des autres femmes qui étaient dans la même catégorie que moi et des autres entrepreneurs qui partent de zéro pour bâtir quelque chose, je me suis dit “Oh my god” parce que je sais ce que cela représente comme travail. Lorsque je suis arrivé à la tête de l’entreprise, mon père avait commencé avant. Il y a des gens qui ont tellement de talent et de cœur», a-t-elle mentionné au COURRIER FRONTENAC.

La présidente de DSD International était toutefois très émue de mettre la main sur le titre de «Personnalité de l’année» qui a été décerné à la toute fin du gala. Elle a d’ailleurs versé quelques larmes avant que son père Léandre Vachon, le fondateur de la compagnie, monte la rejoindre sur scène.

«Quand ils ont nommé mon nom, les membres de mon équipe m’ont dit que j’étais habituée de donner et que maintenant je devais accepter ces beaux hommages. Je dois dire que je trouvais déjà suffisant d’obtenir le titre de femme d’affaires de l’année, donc, recevoir en plus celui de personnalité de l’année a été un trop plein de reconnaissance et d’amour. C’est cela qui m’a émue à ce point», a confié Mme Vachon.

Lors de ces deux présences sur scène, la dirigeante d’entreprise n’a pas manqué de mots pour souligner le travail de son équipe. «Je n’ai pas la prétention de penser que je porte l’entreprise sur mes épaules. Parfois, on dit que seul ça va plus vite, mais en équipe ça va beaucoup plus loin. On ne pourrait pas faire ce que l’on fait sans notre équipe qui est tellement importante», a-t-elle dit.

Une belle marque de confiance

La présidente de DSD International a également partagé avoir été très émue lorsque son père est débarqué dans son bureau, il y a un an, pour annoncer qu’il lui cédait la présidence de l’entreprise. «Je dois dire que j’ai pleuré là aussi parce que ça m’a beaucoup touchée. Mon père a été mon mentor et il est un exemple pour moi. Si nous sommes rendus là, c’est grâce à lui. Je vais toujours le garder près de moi. C’est d’ailleurs pour cela que je lui ai donné un beau titre de vice-président – Innovation, Recherche et Développement.

Il faut dire que l’entreprise, qui est située sur le chemin du Mont Granit, a connu une croissance remarquable au cours des dernières années. Elle a d’ailleurs remporté deux prix en 2012 dans le cadre du Gala Zénith. «Nous étions passés de 35 employés à 80 et ensuite à tout près de 100. Nous avions eu une croissance très rapide avec le lancement de nos deux productions de becs verseurs, mais on avait tellement travaillé. Cela représentait entre 80 et 100 heures par semaine quand des fois ce n’était pas 120 heures. C’est une employée qui m’a dit que l’on devrait s’inscrire parce qu’on avait tellement travaillé fort qu’il s’agirait d’une belle valorisation», a-t-elle partagé.

«Vous savez, je fais tout simplement ce que j’ai à faire au jour le jour et je pense que lorsque nous sommes dans notre train-train quotidien, nous ne nous rendons pas nécessairement compte de l’envergure du travail à accomplir. Toutefois, quand je vois mon équipe, ça me rassure parce que je me dis que je ne suis pas seule au fond. J’ai une belle équipe derrière moi», a conclu Sonia Vachon.

Prix Hommage

Cette année, le comité organisateur du Gaza Zénith a décidé de rendre hommage au Thetfordois Pierre Roberge pour l’ensemble de son apport à la région.

De 1963 à 1995, il a été à la tête d’un bureau qui offrait des services financiers. Son souci à favoriser le développement économique de son milieu l’a amené à s’impliquer dans plusieurs dossiers. En 1969, en compagnie de deux associés, il est devenu propriétaire de la Fonderie de Thetford. Une année plus tard, avec sa sœur Louise, il fait l’acquisition de l’entreprise «Hubert Roberge, assurances générales». En 1971, il a procédé à l’acquisition de l’Imprimerie Edmond Desmarais avec deux autres associés.

Pierre Roberge est également devenu cofondateur du Courrier Frontenac en 1978, puis l’un des fondateurs de la société à capital de risque Poly-Actions l’année suivante où il a occupé le poste de trésorier pendant dix ans et celui de président pendant 12 ans. Enfin, le récipiendaire du Zénith Hommage 2015 s’est également impliqué dans plusieurs organismes du milieu dans les dernières années.

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