Des mois fort occupés pour Luc Berthold

Des mois fort occupés pour Luc Berthold
Luc Berthold dresse un bilan positif de sa dernière session et un constat d’échec pour le gouvernement Trudeau. (Photo : Courrier Frontenac – Jean-Hugo Savard)

Le député de Mégantic-L’Érable, Luc Berthold, a dressé le bilan des principaux dossiers l’ayant tenu occupé au cours de la dernière session parlementaire à Ottawa. Il a par le fait même confirmé qu’il allait de nouveau se présenter aux élections cet automne.

«Il y aura une annonce officielle plus tard, mais c’est évident que je veux continuer puisque quatre ans ce n’est pas assez. C’est un privilège d’être député de Mégantic-L’Érable. Je réalise qu’il y a beaucoup de dossiers à faire avancer et j’ai encore de l’énergie à donner pour servir les gens», a affirmé le député fédéral en entrevue avec le Courrier Frontenac.

Impasse entre le Canada et la Chine

La crise du Canada avec la Chine est évidemment l’une des situations qui a retenu son attention en raison de son poste de ministre responsable de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du cabinet fantôme pour le Parti conservateur. «Cela a commencé avec le canola et il y a ensuite eu le soya, le bœuf et maintenant le porc, sans oublier les deux Canadiens détenus en Chine. Nous avons demandé des rencontres avec la ministre et convoqué des réunions d’urgence, mais les libéraux ne voulaient pas. Notre but était d’amener le gouvernement à reconnaître qu’il s’agit d’une crise politique et il a toujours refusé de le faire jusqu’à récemment. Nous disions que ça allait continuer à s’amplifier et c’est ce qui est arrivé», a souligné Luc Berthold.

Ce dernier a également déploré qu’il n’y ait toujours pas eu d’annonce concernant les compensations à l’industrie laitière dans le cadre de l’Accord de partenariat transpacifique. «La ministre Bibeau avait dit qu’elles seraient annoncées avant la fin du mois de juin, mais ce n’est pas arrivé. C’était censé être un plan de compensation et là on se rend compte que c’est un plan de réélection pour les libéraux. J’ai parlé à beaucoup de producteurs et ils sont vraiment fâchés de cela. Il y a déjà assez d’incertitude avec les concessions que nous avons faites dans le marché sans ajouter celle-ci. Ce que j’ai trouvé absurde c’est quand la ministre a dit que c’était compliqué. Pourtant, c’est pour cela qu’on élit des gouvernements, pour qu’ils gèrent et règlent les choses compliquées.»

Lac-Mégantic

Un autre dossier qui a tenu Luc Berthold occupé est celui du rétablissement de Lac-Mégantic après la tragédie de 2013. «Le fédéral a promis la voie de contournement. Nous sommes présentement en audiences publiques à ce sujet. Le gouvernement doit se commettre sur deux points, soit la relocalisation de la gare de triage qui se trouve encore au sommet de la pente et les compensations aux gens qui seront déplacés en raison de la nouvelle voie», a-t-il dit.

Fonds et réhabilitation des sites miniers

Le député de Mégantic-L’Érable a réitéré sa position en faveur du fonds fédéral de 50 millions $ qui est maintenant épuisé. «C’est vrai qu’il y a une diversification bien amorcée, mais c’est encore fragile», a soutenu Luc Berthold.

Il a aussi abordé la question de la réhabilitation des sites miniers. «Le passif minier est immense dans la région et il y a le problème avec la CNÉSST qui fait en sorte que les travaux sont plus chers qu’ailleurs. Il faut que le fédéral et le provincial permettent la réhabilitation de ces terrains.»

Immigration et main-d’œuvre

Le dossier de l’immigration et du manque de main-d’œuvre tient son équipe et lui occupés. Comme partout en province, la pénurie est de plus en plus grave. «Les défis sont importants afin de recruter de la main-d’œuvre étrangère. Nous avons de nouveaux cas tous les jours. Les entreprises demandent notre aide pour remplir les papiers et pour intervenir auprès d’Immigration Canada. Nous avons travaillé sur un plan en vue de la prochaine campagne afin de revoir ce programme. Nous nous sommes servis de ces expériences vécues pour essayer d’amener des solutions et rendre cela plus facile», a indiqué Luc Berthold.

Pôle récréotouristique du Mont Adstock

Le député est revenu à la charge au sujet du Pôle récréotouristique du Mont Adstock et l’urgence pour les gouvernements de s’entendre afin de financer ce projet. «Il ne reste plus beaucoup de temps parce que sinon ça va aller après les élections.»

Soins palliatifs

Un sujet qui lui tient à cœur et qu’il aimerait mettre de l’avant lors de la prochaine campagne est celui des soins palliatifs. «L’un des gros manques est au niveau de l’accompagnement en fin de vie. J’ai vécu l’expérience à la Maison La Cinquième Saison à Lac-Mégantic. Je crois que toutes les régions devraient en avoir une. À Thetford Mines, il y a une unité spéciale au centre hospitalier, mais ça reste un hôpital. Je voudrais que les gens aient tous accès à un environnement paisible.»

Le français

En février dernier, le député de Mégantic-L’Érable faisait la une des médias en raison d’une intervention en Chambre alors qu’il avait reproché à la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, de ne s’exprimer qu’en français. Luc Berthold s’était alors excusé. Cinq mois plus tard, il a réitéré qu’il s’agissait d’une bourde et qu’il a appris de cette expérience.

«Je me suis mal exprimé à la mauvaise personne et je le regrette parce que je n’aurais pas dû. Il fallait que je m’adresse au premier ministre qui nous reprochait de ne pas dire la même chose dans les deux langues alors qu’il faisait la même chose, tandis qu’en réalité nous répétions les mêmes interventions en anglais et en français. Je m’excuse auprès de tous ceux à qui ça a pu faire de la peine. Je suis l’un des plus ardents défenseurs du français à la Chambre des communes et 99 % de mes interventions sont dans cette langue.»

Deux options

Lorsque les libéraux ont été élus il y a quatre ans, jamais Luc Berthold n’aurait pensé que le gouvernement de Justin Trudeau serait dans cette position à l’aube des élections de 2019. «On se rappelle les deux premières années, c’était la lune de miel. Ensuite, il y a eu le voyage en Inde. Les gens ont commencé à voir le Justin Trudeau que nous voyons lors des périodes de questions, une image sans contenu. Après cela, il y a eu les histoires avec SNC-Lavalin, ses manquements à l’éthique et les dossiers de favoritisme.»

Le député de Mégantic-L’Érable a souligné que la population canadienne avait deux options pour la prochaine élection. «À partir d’aujourd’hui c’est une nouvelle course et tout est possible. Les gens ont le choix entre Justin Trudeau, la valse des déficits et la mauvaise réputation à l’international ou un gouvernement responsable, celui des conservateurs», a-t-il conclu.

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