Un Thetfordois arrêté pour harcèlement criminel

Communiqué
Un Thetfordois arrêté pour harcèlement criminel
(Photo : Courrier Frontenac - Jean-Hugo Savard)

Au cours de l’avant-midi du mardi 27 avril, les patrouilleurs de la Sûreté municipale ont procédé à l’arrestation du Thetfordois André Sylvain pour harcèlement criminel. Selon les premiers éléments d’enquête recueillis, l’homme de 71 ans aurait fait raisonnablement craindre pour la sécurité de certaines personnes de son voisinage.

Comportement menaçant

Le tourment vécu par les plaignants aurait débuté en mars 2020, alors que le suspect aurait adressé une série d’insultes envers ceux-ci à cause, notamment, d’une histoire d’odeur de peinture. S’en sont suivis, sur une période d’un peu plus d’un an, des insultes à répétition, du tapage dans les murs et un comportement pouvant faire craindre pour la sécurité des plaignants. André Sylvain les aurait suivis dans leurs déplacements, allant jusqu’à commettre deux agressions armées avec un véhicule en simulant de les frapper, et ce, en plus de les menacer à maintes reprises de voies de fait, dont le dernier événement s’est produit le lundi 26 avril dernier.

Arrestation et accusations

C’est muni de mandats d’arrestation que les agents de police ont épinglé le suspect alors qu’il quittait son domicile. Après avoir passé quelques heures au poste, André Sylvain a comparu par visioconférence le même jour, sous les accusations suivantes :

– Harcèlement criminel (3 chefs);
– Voies de fait armées (2 chefs).

À la suite de sa comparution, l’accusé a été libéré sous Ordonnance de remise en liberté et devra être présent au Tribunal pour la suite des procédures le 18 juin. Lors de cette étape, des accusations supplémentaires pourraient possiblement être déposées étant donné que l’accusé s’est livré à des voies de fait sur un policier lors de son arrestation.

Entre temps, il doit respecter une multitude de conditions dont, notamment :

– Ne pas se trouver en quelque lieu que ce soit où les plaignants cités au dossier pourraient se trouver;
– Ne pas communiquer ou tenter de communiquer avec les personnes citées au dossier, les importuner, les suivre, les épier ni même y faire référence directement ou indirectement sur quelque média social que ce soit.

Conditions de libération émises envers les policiers

En plus de devoir respecter des conditions de libération touchant les personnes de son voisinage, l’accusé s’est aussi vu imposer des modalités semblables envers certains policiers du Service, à savoir, une interdiction de communiquer avec eux. Ces conditions imposées par le Tribunal sont le résultat d’incidents pouvant être considérés comme du harcèlement, laissant ainsi craindre qu’il puisse s’adonner à des actes d’intimidation envers des personnes associées au système judiciaire.

« À titre d’exemple, lorsque nos policiers ont fini de traiter avec un citoyen, ils le laissent vaquer à ses occupations et passent à d’autres appels. Parfois, l’inverse n’est pas vrai. Ainsi, des citoyens pourraient interférer dans des opérations policières, invectiver des policiers alors qu’ils sont en congé ou pousser l’audace même à aller jusqu’à leur résidence privée. Une chose est claire, jamais de tels actes ne seront tolérés et des dossiers seront soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales », a déclaré le directeur adjoint à la Sûreté municipale, Serge Morin.

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