Ensemble, dénonçons la violence conjugale

Communiqué

Ensemble, dénonçons la violence conjugale
Chantal Tanguay (La Gîtée), Alexandre Vézina (Centre Alter Agir), Marie-Andrée Tremblay (Centre Ex-Equo), Sylvie Bernatchez (La Jonction pour Elle), Andrée Pelletier (Le Havre des Femmes) et Isabelle Fecteau (Havre l'Éclaircie) Danny Ouellet, Centre-Yvon-Mercier (Photo : gracieuseté)

Les quatre maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants ainsi que les trois organismes qui viennent en aide aux hommes aux prises avec des problèmes de comportements violents de la région de Chaudière-Appalaches unissent leur voix pour dénoncer haut et fort la violence conjugale et pour encourager la population à faire appel à leurs services respectifs en cas de doute. Cet appel se fait à la suite du féminicide survenu récemment à Saint-Bernard de Beauce.

Depuis huit semaines, ce sont six féminicides, deux infanticides et un suicide qui se sont produits dans un contexte de violence conjugale au Québec, portant le nombre total jusqu’à maintenant, pour 2022, à 16 décès. Au-delà de ces chiffres, chacune de ces femmes représente des centaines d’autres prises dans un contexte similaire qui continuent de subir la violence de leur conjoint.  

Dans chacune de ces situations, alors qu’il y avait présence de signes précurseurs, ces derniers ne semblent pas avoir été identifiés. C’est pour cette raison qu’il est primordial que les intervenants de première ligne en santé et services sociaux, notamment les médecins, infirmières, intervenants de la DPJ, et les acteurs sociojudiciaires tels que les policiers, avocats, juges, intervenants des services de probation et des libérations conditionnelles soient formés au dépistage pour qu’ils évaluent adéquatement le niveau de danger et qu’ils détectent mieux les signaux d’alarme. Ainsi, on s’assure de tisser un filet de sécurité plus serré autour des victimes afin de les protéger.

Bien que plusieurs initiatives aient été déployées depuis trois ans, notamment avec l’implantation progressive des tribunaux spécialisés, des bracelets antirapprochements et des cellules d’intervention rapide et que des budgets aient été consentis aux organismes œuvrant en violence conjugale pour consolider et élargir l’éventail de leurs services, ce n’est pas suffisant. Ces projets de société doivent maintenant s’imbriquer dans un tout cohérent.   

Les organismes communautaires en violence conjugale font tout en leur pouvoir pour informer et sensibiliser la population à reconnaitre cette problématique complexe qu’est la violence conjugale. Ils ne peuvent toutefois pas agir seuls. En tant qu’employeurs, collègues, amis, famille, proches, professionnels, nous avons un devoir de société de prendre position contre ces violences et d’être à l’écoute. Il est nécessaire de poser les vraies questions.  

La demande d’aide ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des femmes; il est essentiel que les hommes aillent chercher le soutien nécessaire afin de prendre conscience de leurs comportements inacceptables et de les modifier. Les organismes qui viennent en aide aux hommes aux prises avec des problèmes de comportements violents dans un contexte de violence conjugale sont habiletés à les accompagner en ce sens.  

Ensemble, on peut faire mieux, on peut faire plus, on peut faire la différence! #cestassez #Pasunedeplus

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