Le Registre pour les personnes ayant une maladie cognitive porte fruit

Le Registre pour les personnes ayant une maladie cognitive porte fruit
Ce policier intervient auprès d'une personne atteinte d'une maladie cognitive.

THETFORD. Depuis son implantation par la Sûreté municipale de Thetford, en octobre 2012, le Registre pour les personnes ayant une maladie cognitive a permis aux policiers de retrouver près d’une dizaine de personnes égarées.

Celui-ci consiste à recueillir un grand nombre de renseignements auprès des proches et permet aux autorités de retrouver la personne manquante plus rapidement et plus facilement en cas de signalement puisqu’une photo récente accompagne également la fiche descriptive.

Jusqu’à présent, le registre contient une trentaine d’inscriptions. La Sûreté municipale invite d’ailleurs les familles qui se sentent interpellées à remplir le formulaire qui est notamment disponible au Centre de santé et de services sociaux de la région de Thetford, au CLSC, dans les pharmacies et sur le site Internet de la Ville.

« Nous croyons qu’il y a un besoin dans la région et si nous pouvons éviter qu’une seule personne atteinte d’une maladie cognitive se blesse ou soit retrouvée sans vie et bien le registre aura eu son utilité », a partagé Annie Gilbert, responsable des affaires publiques et des relations communautaires à la Sûreté municipale.

Le dernier événement du genre remonte au 19 juin alors qu’un homme de 85 ans manquait à l’appel. Les patrouilleurs avaient toutefois à leur disposition toutes les informations nécessaires et ont pu le localiser sur la rue Mooney dans le quartier Mitchell. Ils ont reconduit l’octogénaire à son lieu de résidence situé sur le boulevard Frontenac Ouest.

Notons que la MRC des Appalaches se classe troisième au titre des régions les plus vieillissantes et compte environ 1000 personnes atteintes d’une maladie cognitive, un nombre qui est appelé à doubler et même à tripler d’ici 20 à 30 ans.

Quelques données intéressantes

– Il y a 50 % de risques que la personne égarée soit retrouvée blessée ou décédée d’ici les 12 premières heures.

– Lors de disparition, on retrouve la personne à moins de 2 km de l’endroit d’origine dans 90 % des cas.

– La personne égarée est retrouvée dans un endroit familier, récent ou passé, dans 50 % des cas.

– En cas de disparition, l’individu peut se cacher et garder le silence lorsqu’on l’appelle.

– Les maladies cognitives touchaient environ 100 000 personnes de 65 ans et plus en 2009 et ce nombre va grimper à 120 000 en 2015 et à 160 000 en 2030.

Source : Société Alzheimer Chaudière-Appalaches

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