Super infirmière: une profession en demande

Super infirmière: une profession en demande
(Photo TC Media – Stéphanie Brûlé)

On dénombre moins de 500 infirmières praticiennes spécialisées au Québec. Leur spécialité : les soins de première ligne.

Au Québec, le rôle de l’infirmière praticienne spécialisée (IPS) est méconnu. «Il existe quatre spécialités, soit la cardiologie, la néphrologie, la néonatalogie et la première ligne. Dans les trois premiers cas, les infirmières vont principalement travailler dans les hôpitaux. En soins de première ligne, on travaille surtout dans les CLSC et les groupes de médecine familiale», explique Valérie Nolin-Rolland, 26 ans, l’une des six super infirmières pratiquant sur le territoire du CSSS Haut-Richelieu – Rouville.

Elle a l’autorisation de poser des gestes habituellement réservés aux médecins, que ce soit assurer un suivi de grossesse, effectuer des examens annuels, ajuster la médication d’un patient ou encore prescrire des antibiotiques et des examens tels que radiographie, mammographie et échographie. Elle peut aussi faire des points de suture et poser des stérilets.

«On travaille beaucoup sur la prévention. Par exemple, en effectuant un suivi plus serré d’une personne diabétique, on évite qu’elle se rende à l’urgence parce que son sucre n’est pas bien contrôlé», illustre celle qui assure le suivi médical de 114 patients en plus d’accueillir une clientèle sans rendez-vous quatre jours par semaine.

Un métier d’avenir

L’ennui, c’est qu’il n’y a pas de candidates disponibles. «C’est devenu un programme contingenté. Si on avait plus de places de stage, c’est certain qu’on pourrait offrir la formation à plus d’infirmières», affirme Valérie Nolin-Rolland.

«On a une grande autonomie et une belle reconnaissance du public. Pouvoir aider quelqu’un au complet, je trouve ça génial», ajoute celle qui a déjà travaillé aux soins intensifs.

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