Patrick Fillion présente « Peur virale »

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Par Jean-Hugo Savard
Patrick Fillion présente « Peur virale »
Le premier roman de Patrick Fillion est disponible dans les librairies et en version numérique. (Photo : Gracieuseté)

L’enseignant au département de biologie du Cégep de l’Outaouais et ancien résident d’East Broughton, Patrick Fillion, a procédé le 11 août dernier au lancement de son tout premier roman intitulé « Peur virale ».

L’histoire de ce thriller scientifique tourne autour d’une pandémie. » Je me suis inspiré des événements récents. Nous suivons un couple de retraités qui habite à Paris et dont la fille travaille à l’ambassade de France au Canada, les deux frères O’Brien alors que l’un est chercheur sur les maladies auto-immunes dans une université en Chine et l’autre médecin en santé publique chez Santé Canada à Gatineau, puis une experte en cybercriminalité à la CIA aux États-Unis. Toutes ces histoires se déroulent en parallèle », a-t-il mentionné au Courrier Frontenac. 

Alors que tous ces gens vaquent à leurs occupations quotidiennes, une menace invisible plane insidieusement au-dessus de leur tête. Chacun des personnages fera des découvertes par rapport à la pandémie qui commencera à sévir dans le monde. « Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi le virus se propage-t-il autant? Nous tenterons de découvrir quels sont les intérêts politiques dans tout cela. C’est une pandémie, mais pas la nôtre. C’est vraiment une réalité parallèle à ce que nous avons vécu, même s’il y a des éléments que les gens reconnaîtront comme le confinement. De plus, j’ai écrit ce roman comme si je regardais un film. Chaque chapitre représente une séquence », a dit M. Fillion. 

Plusieurs personnages réels tels que le président français Emmanuel Macron, l’ancien président américain Donald Trump et le premier ministre du Canada Justin Trudeau se retrouvent également dans le livre.

Patrick Fillion s’est mis à l’écriture au printemps 2021. « Ayant un peu plus de temps lors du confinement, je me suis dit que j’allais l’occuper de façon plus constructive que de regarder la télévision. J’y ai d’ailleurs pris goût. J’ai commencé à écrire un autre roman, mais je veux quelque chose de plus substantiel puisque celui-ci n’est pas très volumineux. »

Il a également travaillé à la création d’un jeu de société qui doit sortir à l’automne. « Ce fut une année assez folle. La compagnie montréalaise Flyos a repris le projet et ce qui a été fait jusqu’à maintenant est super. Il est basé sur la microbiologie. Les joueurs pigent des infections et doivent les combattre avec les cartes qu’ils ont entre les mains. Certaines d’entre elles permettent de nuire aux autres participants. J’ai testé le jeu avec mes étudiants et des amis, puis c’était vraiment le fun. »

Le jeu de société aura pour nom « Le Lab » et il sera aussi disponible en anglais. Il sera toutefois destiné à un public un peu plus averti en raison des illustrations choisies.

Enfin, Patrick Fillion a reçu dernièrement une mention d’honneur pour l’ensemble de son œuvre lors du 41e colloque annuel de l’Association québécoise de pédagogie collégiale. « Chaque établissement vote pour élire son récipiendaire. Depuis la pandémie, j’ai parlé dans les médias à plus de 250 reprises au sujet des enjeux de santé et tout ce qui touche la microbiologie. J’ai aussi fait des voyages à l’étranger avec mes étudiants et plusieurs projets pédagogiques. J’ai écrit mon roman et crée un jeu de société. Tout cela a fait en sorte que l’on m’a remis cette mention. C’est une belle dose d’amour. Ce fut un beau moment », a-t-il conclu. 

UN PEU PLUS SUR L’AUTEUR 

Patrick Fillion a demeuré à East Broughton jusqu’à l’âge de 19 ans. Ses parents et plusieurs membres de sa famille vivent toujours dans la région.

Après avoir complété deux ans d’études en sciences pures au Cégep de Thetford, nommé autrefois le Collège de la région de l’Amiante, il a complété un baccalauréat en microbiologie et immunologie ainsi qu’une maîtrise à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. 

Après un court passage dans l’industrie pharmaceutique, il a commencé sa carrière d’enseignant au Cégep de l’Outaouais à l’automne 2000. Pendant la pandémie de COVID-19, il est devenu chroniqueur hebdomadaire à la radio et un invité régulier aux bulletins de nouvelles télévisées.

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