Hommage à l’honorable Raymond C. Setlakwe

Communiqué
Hommage à l’honorable Raymond C. Setlakwe
(Photo : gracieuseté)

Afin de rendre hommage à l’honorable Raymond C. Setlakwe, décédé le 14 octobre 2021, la Société de développement économique de la région de Thetford a partagé un extrait du texte consacré à celui que tout le monde appelait, monsieur Raymond.

Ce texte provient du livre Le Goût d’entreprendre région de Thetford / histoires de 30 entrepreneurs à succès, lancé en 2017, et a été rédigé par Nelson Fecteau.

Dépeindre cet homme aux multiples facettes n’est pas chose facile. Né à Thetford Mines, le 3 juillet 1928, il est un véritable passionné. Avocat de profession, il est diplômé des universités Bishop, Laval et McGill. Il est membre du Barreau du Québec et membre de l’Association du Barreau canadien. Ce qui ne l’a pas empêché de consacrer sa vie au commerce, secteur d’activité qu’il adore.

Raymond Setlakwe considère le travail comme l’une des bonnes choses de la vie. « Quand on a encore l’énergie, pourquoi s’arrêter », questionne-t-il. Et cette énergie, Raymond Setlakwe, mécène et humaniste, l’investit égale-ment dans l’aide qu’il apporte aux démunis. « J’ai la passion de l’être humain, cela a toujours été un enrichissement pour moi », se plaît-il à répéter.

Mettant son érudition à profit, il cite Montesquieu. « Si je savais une chose utile à ma nation qui fût ruineuse à une autre, je ne la proposerais pas à mon prince parce que je suis un homme avant d’être un Français ou parce que je suis nécessairement un homme, mais un Français par hasard ».

La banque alimentaire La Vigne de Thetford Mines en a fait le président d’honneur de sa dernière campagne de financement, dont l’objectif était d’amasser 125 000 dollars. En conférence de presse, il affirmera avoir l’obligation morale de soutenir les plus faibles et citera Saint-Augustin à l’effet que les surplus des riches deviennent le nécessaire des pauvres.

La Fondation des enfants démunis et la campagne de financement organisée pour effectuer les réparations de la toiture de l’Église St-Alphonse de Thetford Mines ont aussi pu compter non seulement sur ces deniers, mais aussi sur son implication active.

Plusieurs entreprises et organismes divers ont pu bénéficier de l’expertise et des talents d’administrateur de Raymond Setlakwe. Outre ses trois entreprises, c’est le cas d’Hydro-Québec, du Fonds de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal, de la Fondation du Centre hospitalier de la région de Thetford Mines, de la Corporation de l’Université de Sherbrooke, de la Corporation de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Sherbrooke et de la campagne de souscription de l’Université Laval pour ne nommer que ceux-là.

Sollicité à maintes reprises, M. Setlakwe a toujours refusé de briguer les suffrages à quelque niveau que ce soit, mais toute sa vie, il a baigné dans l’entourage politique. Reconnu pour ses convictions politiques libérales, Raymond Setlakwe n’en a pas moins épousé Yvette Bourque, en 1951. Cette dernière était la fille d’un ministre du cabinet de Maurice Duplessis. Johnny Bourque était ministre des Terres et Forêts sous le gouvernement de l’Union nationale !

Raymond C. Setlakwe a également siégé au Sénat canadien. Il y a été nommé par le Premier ministre du Canada, Jean Chrétien, un ami personnel. Il y a servi du 20 juin 2000 au 3 juillet 2003, le jour de son 75e anniversaire de naissance, c’est-à-dire 108 jours ou 3 ans et 13 jours.

M. Raymond est féru de théâtre, de poésie et d’opéra. Ce qui ne l’empêche pas de pratiquer le golf, le ski alpin et la natation.

Ambassadeur de la ville de Thetford Mines, il parle le français, l’anglais, l’arabe et l’espagnol.

Finalement, on ne peut passer sous silence le côté humoristique de Raymond Setlakwe. Ce dernier est un pince-sans-rire qui cache, sous des dehors sérieux, un sens de l’humour bien particulier. En 1997, le Premier ministre de la France, Alain Juppé, a été la cible de ce genre d’humour alors que Raymond Setlakwe lui a fait don d’une roche d’amiante qu’il tenait dans la poche de son veston pour démontrer que l’amiante n’était pas dangereux.

Reconnu pour ses excès de vitesse, M. Setlakwe a un jour confié à un policier motard de l’escorte qui l’accompagnait, qu’il était davantage habitué d’avoir les policiers derrière lui plutôt que devant lui.

Enfin, si vous êtes au nombre des connaissances de Raymond Setlakwe, il ne faudra pas vous surprendre qu’il vous annonce bien candidement « que vous êtes le dernier ami qu’il lui reste ! »

Après un tel tableau, comment mettre en doute les qualités entrepreneuriales de cet homme qui, pendant des années, a tenu le centre-ville de Thetford Mines à bout de bras grâce à son magasin de vêtements.

 

À lire : Décès de monsieur Raymond C. Setlakwe

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